BEVEGNATI, C. 1 et C. Il, p
trice, dona Marinaria, un réduit plus solitaire et plus pauvre. Le P. Giunta, remarquant en elle-les signes de plus en plus visibles d’une vocation extraordinaire, approuva ces trois résolutions; et, de son côté, Marinaria, toujours bienveillante pour sa protgéée, mit à sa disposition, proche l’hôtel des Moscari, un appartement isolé, voisin de l’église des Frères Mineurs. |
Suivons l’humble Tertiaire dans ce réduit, que nous nommerons avec elle sa cellule. C'était une cellule, en effet, et Marguerite y vivait en religieuse, accomplissant scrupuleusement toutes les prescriptions de sa Règle, retranchant de sa nourriture comme une friandise les figues fraiches et les légumes cuits, dormant sur la dure ou tout au plus sur une natte, enfin s’adonnant à l'oraison jusqu'à passer une partie de ses nuits, et souvent les nuits entières, à savourer les douloureux mystères de la Passion de l’'Homme-Dieu (1). — Elle ne sortait de sa solitude que pour consacrer son temps au service de Dieu, des indigents et des malades. Ce n’est pas qu'elle n’eût dompté les dernières rébellions de la nature et reconquis l'empire sur les appétits sensuels; mais se défiant, comme tous les saints, de sa propre faiblesse, elle s'armait contre elle-même de toutes les sévérités de la vigilance chrétienne.
Chaque matin, elle se rendait de bonne heure