‹ Sainte Marguerite de Cortone. Quatrième éditionChapitre 47 sur 142 · Ibid., c. 1V, p. 4; VI, p. 11 ; et VM, P · texte numérisé non relu

Ibid., c. 1V, p. 4; VI, p. 11 ; et VM, P

comme le disciple bien-aimé, de reposer sur la poitrine de Jésus (1). La nature de ces faveurs nous révèle l'épouse portée sur l'aile de l'amour divin et volant plutôt qu'elle ne court dansla voie des sacrifices et de la vertu.

Ribet a défini le mariage spirituel « un sentiment surnaturel et permanent de la présence de Dieu dans l'âme et de son union avec elle (2)», C'est une alliance dont celles dela terre ne sont qu'une pâle image, et qui marque l'apogée des ascensions mystiques, au delà, c'est le ciel. Si une pareille élévation confond nos pensées, elle n’a rien pourtant qui ne s'harmonise parfaitement avec le dogme de la Rédemption; car elle n'est au fond que la manifestation anticipée des grandeurs surnaturelles que portent en elles-mêmes toutes les âmes unies à Dieu par la grâce : grandeurs cachées ici-bas derrière le voile de la chair, mais qui éclateront là-haut dans la pleine lumière de la vision béatifique.

Tout au plus pourrait-on s'étonner que le Sauveur ait accordé de tellés prérogatives, et surtout aussi promptement, à une femme à peine sortie des voies de l’iniquité et s’accusant elle-même d’avoir commis toute sorte de péchés, excepté celui d’hérésie (3). Mais il ne faut pas oublier que nous sommes en face d'un Dieu qui ne prend conseil que de lui-même, et dont l'amour est l’unique loi; d’un Dieu qui se plait

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