‹ Sainte Marguerite de Cortone. Quatrième éditionChapitre 67 sur 142 · Acta SS., 4 sept · texte numérisé non relu

Acta SS., 4 sept

pures flammes de la foi, la flamme patriotique et l'esprit de dévouement.

Il n’en fut pas de même à Arezzo, dont le belliqueux évêque, Guillaume Ubertini, sans égard pour les instructions précises du pontife romain, ni respect pour les douleurs de l'Orient, ne méditait rien de moins, au lendemain de la chute de Tripoli, que l’écrasement de Florence et du parti des Guelfes. Le 1° juin 1289, la Sainte l’adjurait, au nom du Très-Haut, de déposer le heaume et le bouclier pour travailler, suivant les exigences du ministère sacré, à la pacification des esprits. Son message était accompagné d'une supplique où elle le conjurait d'autoriser la restauration et la réouverture du sanctuaire de Saint-Basile. Hélas!

l'homme a toujours ici-bas le terrible privilège de pouvoir se redresser de toute la puissance de sa liberté contre les lois de sa conscience. Au lieu de répondre à cet avertissement, qui devait être le dernier, le prélat, se mettant à la tête des Gibelins, lança son cheval contre l’ennemi, massé dans la plaine de Campaldino, en face de Bibbiena (11 juin 1289). La journée lui fut fatale : sestroupes furent taillées en pièces ; lui-même fut trouvé parmi les morts, et les vainqueurs, détachant son casque et son épée, suspendirent ce curieux trophée aux

voûtes de Saint-Jean de Florence (1), où ilresta jusqu'au règne de Cosme III. Triste fin pour un

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