‹ Sainte Marguerite de Cortone. Quatrième éditionChapitre 69 sur 142 · BAREILLE, Hist. de l'Église, t. XXIX, pp · texte numérisé non relu

BAREILLE, Hist. de l'Église, t. XXIX, pp

dévoués auxiliaires de la Papauté et les infatigables champions d'une cause qui honore ses défenseurs et qui touche toujours aux intérêts les plus vitaux du monde catholique : la délivrance des saints Lieux.

Digne fille de saint François, la pénitente de Cortone ne pouvait demeurer étrangère ou indifférente au mouvement religieux de son siècle. Nous venons de voir qu'elle y prit part mais dans quelle mesure, c'est ce qu'il est plus difficile de déterminer. Du témoignage de Beve-

gnati et des visions citées à la page précédente,

il ressort manifestement que Marguerite appuya de ses conseils le zèle des prédicateurs de la croisade. Mais est-ce une raison pour voir en elle un Pierre l’Ermite, un saint Bernard, une sainte Catherine de Sienne? Non; sa mission, bien que partie de la même source, ne s'éleva pas si haut! Elle se résume en deux mots : prier pour le recouvrement « tant désiré (1) » de la Terre sainte, et transmettre aux Franciscains les communications divines qui avaient trait à cet objet. C'est dire qu'elle ne franchit pas les limites de l’ordre privé.

En revanche, le rôle de la médiatrice de la paix sort des voies ordinaires. Là, la confidente du Très-Haut apparaît dans toute sa grandeur; là, elle‘ exerce une action publique, sublime autant que féconde, toute au profit de sa patrie.

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