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Ouvrez le Talmud, et vous y lirez « que l'Église est un lieu de prostitution consacré aux idoles ; l'Évangile, un livre impie, destiné aux flammes du bûcher; le chrétien, un être voué au mépris ». Ici les termes sentent la cruauté du fauve. On rougirait de les transcrire, s'il n'était nécessaire de les apporter en témoignage contre les coupables intéressés à les effacer de l’histoire comme ils les ont effacés de la lettre de leur code religieux. Les voici dans leur brutale crudité :
« Dieu a ordonné aux Juifs d'enlever tous les biens des Goïm (1), n'importe par quel moyen, la ruse, la force, l’usure ou le vol. — Il est ordonné aux Juifs de ne voir dans les chrétiens que des brutes, et de les traiter comme de vils animaux (2). »
C'est la haine érigée en dogme, le vol et l'in-
1. Par Goïm, les Juifs entendent tous ceux qui n'appartiennent pas à leur nationalité.
2. Ces deux prescriptions, imprimées dans les éditions de Venise (1520) et d'Amsterdam (1600), ont été, il est vrai, biffées dans les éditions modernes. Mais que de Passages, sous un langage un peu moins cynique, ont gardé le même esprit ! Parmi les ouvrages qui traitent de la question juive, nous signalons les suivants : Le Juif, par Goucenor pes MoussEaux; Le mystère du tang, par H. DEsPoRTes ; La France juive, par Dru- MONT ; Le Juif tamuldiste, par ROHLING, traduction de M. DE LAMARQUE, qui écrit en gros caractères sur la Couverture du livre: « Récompense de 10.000 francs à celui qui prouvera qu'une seule des citations contenues
s cet ouvrage est fausse. » Les fils d'Israël, si âpres &u gain, n'ont pas relevé le défi ! « Malheur au monde, s'écriait en 1803 un rabbin converti à la religion grecque, malheur au monde, si les Juifs parviennent à
justice en loi, le brigandage et le meurtre rituel en œuvres louables et saintes. À quoi bon parler de scrupule et de sens moral à des hommes qui professent de pareilles doctrines? Tout leur est permis, et ils se permettent tout, en effet, pour arriver à la domination universelle, rêve inavoué, et toujours inassouvi, d’une ambition dix-neuf fois séculaire.
Est-ilétonnant que desdoctrinessi révoltantes aient attiré sur leurs têtes les sévérités d'Innocent III, de Philippe-Auguste et de saint Louis (1)? Est-il étonnant qu’elles aient soulevé contre eux les protestations indignées des Pères de l'Église, et que saint Jean Chrysostome, saint Jérôme, Pierre le Vénérable, dénonçant tour à tour leurs menées souterraines, les aient traités deracemaudite, d'ennemis personnels du Christ, de réprouvés (2)? C'étaient leur obstination dans
l'hégémonie sociale ! » Ils y sont parvenus! C'est le châtiment de l'Europe apostate.
1. Innocent III, mis au courant des méfaits des Juifs et découvrant les principaux caractères de leur action occulte, néfaste et universelle, prit contre eux une mesure empreinte de plus de sagesse encore que de sévérité. Il exigea de Raymond VI, comte de Toulouse et chef des Albigeoiïs, lorsque celui-ci fit sa soumission (18 juin 1209), qu'il prètàt serment, avec seize barons, ses vassaux, d’exclure les Juifs de toutes les fonctions publiques (Luc DE Tuy, adv. Albigens). C'était une mesure de salubrité sociale que le concile de Latran, six ans après, sanctionna et étendit à toute la chrétienté (ROHRBACHER, Hist. de l'Eglise, 1. LXXI).
2. S. JEAN CHRYSOSTOME, Œuvres complètes, trad. BA- REILLE, t. II, p. 283. Premier discours contre les Juifs. — S. Hieronymus, édit. Migne, p. 618. — Petrus venerabilis, édit. Migne, p. 608.
l'erreur et leur endurcissement incurable qui consternaient l'âme aimante de Marguerite et paralysaient les effets de sa prière.
Malgré cette répugnance, dont elle n’était pas maîtresse, la recluse de Cortone priait pour tous, sans acception de personnes, et sa prière s'élevait toujours sur les deux ailes de la mortification et de l'amour! Ah! siles rochers de l’Apennin pouvaient parler, que de macérations, que de sacrifices, ils nous dévoileraient! Que de larmes versées pour le salut des 4âmes!... Mais non, le voile qui couvre ces secrets ne sera déchiré qu'au grand jour des révélations. Ce que nous savons seulement, c'est que la solitude avait ses horreurs, les austérités leur effroi, que souvent la chair reculait épouvantée, et que l'esprit ne reprenait son empire qu’au souvenir de la Passion ou des récompenses futures.
Quelquefois Notre-Seigneur intervenait directement pour réconforter l'âme de sa servante. Témoin cette vision du 21 juillet, où 1l lui apparaissait au milieu d'une radieuse escorte d'anges et accompagnéde Marie-Madeleine, dont la terre et les cieux s’apprétaient à célébrer la fête : « Vois-tu, lui disait-il, celle à qui je pardonnai dans la maison du pharisien? Cette robe d'argent qui recouvre ses épaules, ces diamants qui ruissellent à son diadème, cette gloire qui l’environne, voilà le prix de sa pénitence dans l'antre (de la Sainte-Baume) (1). » Et Marguerite,