‹ Sainte Marguerite de Cortone. Quatrième éditionChapitre 91 sur 142 · I. BEVEGNATI, C. V, p · texte numérisé non relu

I. BEVEGNATI, C. V, p

2. « Ille falsus religiosus. » (BEVEGNATI, C. IX, p. 16.) — Le chroniqueur ne dit pas malus, mais falsus religiosus. Une expression si violente ne peut s'entendre que des faux moines du temps, c'est-à-dire des Fraticelles. Bevegnati ajoute : « Tu finies in Cortona, quæ pro amore tuo habitura est privilegium gratiæ speciale tam magnum, quod a remotis provinciis cognoscetur. » (I b.) Cette grâce spéciale désigne le sanctuaire de Saint- Basile, devenu depuis la mort de sainte Marguerite, un lieu de pèlerinage et un centre de faveurs surnaturelles de tout genre.

dinairement si douce, n'était plus la même.

Agneau pour les pauvres pécheurs, lion pour défendre les droits de Dieu, elle s'élevait avec une indomptable énergie contre les novateurs, quels qu'ils fussent, qui ne rougissaient pas de lacérer la robe sans couture du divin Rédempteur (1) >. N’avait-elle pas raison, et les ennemis de l’ordre religieux ne sont-ils pas dans tous les siècles les ennemis-nés de l’ordre social ?

Elle ne vit point la fin de l’hérésie des Fraticelles (2); mais elle eut du moins la gloire de la combattre et le mérite de travailler selon ses forces à l’extermination du monstre.

Des révélations qui la concernent directement, passons à celles qui ont trait à l’Institut franciscain, dont elle va nous redire les glorieuses destinées, mêélées d'ombres passagères.

1. BEVEGNATI, C. V, p. 9, etc. vir, p. 3. — Ms. de sainte Marguerite, fol. 6.

2. Gérard Segarelli fut pris et condamné à mort, avec la compagne de ses débauches, en 1300; Dolcino, son disciple, en 1308. Les Fraticelles ne furent chassés des Celle qu'en 1318. L’hérésie subsista jusque vers le milieu du xvi° siècle, où elle se fondit dans l'erreur plus audacieuse de Luther, dont Segarelli, Dolcino et Pongilupi n'étaient que les précurseurs.

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