PLAN GÉNÉRAL
vant de décrire la Cathédrale d’Auch, il nous a paru convenable de remonter à son origine, de dire ses accroissements, ses vicissitudes et son influence.
Mais à ce dernier point de vue, il ne nous a pas été toujours facile de restreindre le cadre aux proportions d’une simple notice.
Ce n’est pas que nous pussions jamais nous laisser séduire par l’espérance de donner satisfaction à la juste curiosité d’un certain ordre de lecteurs. Nous n’avions pas la prétention d’écrire pour les savants qui recherchent les sources de l’histoire dans les détails d’intérêt local.
On voudra bien se souvenir, en outre, que notre plan, arrêté dès le début, ne devait point s’étendre au-delà du complet développement de l’édifice que nous avons voulu faire connaître.
En parcourant les phases diverses de sa construction, nous nous sommes attaché, avec un soin particulier, à l’étude des ressources mises à la disposition de la fabrique, toutes les fois que les documents contemporains nous permettaient d’en apprécier l’origine et la nature.
Il est facile de se convaincre, par les détails de l’appareil, qu’à toutes les '' «ÉSf ép0qUes on fit un bon choix de matériaux propres à résister à l’action des agents atmosphériques. Diverses carrières de carbonate de chaux mélangé de silice en proportions variables fournissent, à Auch, une sorte de grès
généralement propre à donner aux monuments d excellentes conditions de durée. C est cette espèce de pierre qui forme les assises quadrangulaires à la surface, soit intérieure soit extérieure, des murs de la Cathédrale. Celle des pieds-droits, des colonnes, des piliers, ainsi que des voussoirs dans presque toutes les arcades, est de la même nature.
Du reste, le contrat, daté du 16 juin 1629 ', nous fait connaître les conditions imposées à Jehan Cailhon en cette matière : « Item faire le tout cy-dessus declére de bonne pierre de taille non subjecte à la gclec ny au vers et pour ce esuiter, la faire tirer despuis le mois de januier jusques au mois de septambre ainsin qu’il est necessaire. Et sera lad’pierrede la perriere appartenant a lad’ fabrique qui est au lieu dict...2 et proche de la vigne des heritiers de feu Bernard Viues ou plus près s il en
' Voir, plus haut, page C7.
s Le
est resté eu blanc dans l’original.
trouue de meil heure ou semblable, en payant par l’entrepreneur la juste valleur de l’héritage, après l’auoir faict reconoistre audict seigneur archeuesque et intendants de la fabrique1.»
Mais avant de nous livrer à l’examen des diverses parties du monument qui nous occupe, qu’il nous soit permis de lui payer un juste tribut d’admiration. Comment, en effet, ne pas reconnaître, en présence de ces magnifiques inspirations de la pensée chrétienne, que la foi si ardente de nos pères avait le secret des grandes œuvres? Elle disposait, avec une merveilleuse facilité, de moyens d’exécution dont on ne saurait, aujourd’hui, égaler la puissance, malgré l’incontestable développement des sciences pratiques, de l’industrie et même de l’aisance publique.