‹ Sainte-Marie d'AuchChapitre 7 sur 63 · PÉRIODE CARLOVINGIENNE · texte numérisé non relu

PÉRIODE CARLOVINGIENNE

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^ AURIN Promu au s*®§e d’Auch vers cette dernière époque, avait trouvé sa ville épiscopale

i ^ illf? Pies4ue ueserie. ijcs immiaiiuus qui, uu temps ues visigotns, couronnaient encore la crete &ÿ^|p de la colline, à l’occident de la rivière, avaient à peu près disparu. Quelques maisons, rares Skf et éparses sur les deux rives, étaient à peine un pâle souvenir de l’antique cité que le vainqueur

V d’Alaric avait confiée à la paternelle sollicitude de nos évêques. Les oratoires de Sainte-Marie,

de Saint-Orens et de Saint-Pierre, étaient démolis. La basilique et l’épiscopie de Saint-Martin, naguère si florissantes, n’étaient plus que des masures informes, relevées à la hâte, et tristement assises au milieu des ruines de la ville romaine. Sous les faibles héritiers de Charlemagne, les Normands étaient venus ajouter de nouvelles calamités à tant de calamités publiques. Loin de s’en tenir, comme autrefois, aux rivages désolés de l’Océan, ces nouveaux barbares avaient remonté le cours des fleuves, ne laissant sur leur passage que décombres, débris informes et cendres fumantes.

Dès que le calme fut entièrement rétabli, Taurin, de concert avecTautilus, duc amovible de Gascogne, songea courageusement à réparer les maux de la province. Il s’occupa d’abord de sa cathédrale, que la force des choses devait, avant longtemps, appeler au rang de métropole. Jugeant, d’ailleurs, avec raison que, tôt ou tard, les nouvelles générations abandonneraient la plaine, et viendraient reprendre une position plus favorable à la défense, si jamais elle devenait encore nécessaire, il voulut que son église fut reconstruite sur le sommet de la colline, à l’occident de la rivière. L’autel et les reliques de l’oratoire consacré à Marie, vers la fin du ni® siècle, furent dédiés, pour la deuxième fois, à l’auguste Mère de Dieu, sous le vocable primitif de la Nativité, et sur l’emplacement de l’ancienne chapelle.

Mais, en la reconstruisant, le saint prélat ne crut pas devoir se contenter de relever les vénérables débris que le marteau des Sarrasins avait dispersés, depuis plus de cent ans, et que les Normands venaient de profaner encore. Il conçut et arrêta de nouveaux plans. Plein de confiance dans un avenir qui semblait enfin s’annoncer sous de plus heureux auspices, il mit tout en œuvre pour ranimer le courage d’une population si souvent décimée.

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