‹ Sainte-Sophie de ConstantinopleChapitre 6 sur 21 · Cf. Bjeljaev, Byzantina, IT, p. 100, n · texte numérisé non relu

Cf. Bjeljaev, Byzantina, IT, p. 100, n

SACer 10 p.74:1/80, p.464; ci, 1, 35, p. 185.

4. Pauli Silent, Descript. S. Sophiae, p.29, v. 594s.; Preger, Script. Orig. Const., t. I, p. 81, 96, 103; Byz. Zeütschr., t. X, 1901, p. 466-467; Goar, Euchol., p. 449, 465; cf. Lethaby et Swainson, S. Sophia, p. 189; Bjeljaev, Byzantina, I, p. 103 s.; G. Millet dans B. C. H., t. XXIX, p. 114-115.

Sainte-Sophie, non parle milieu de la nef et les Portes royales, mais par le bas côté de l’église, traverse le narthex, l’'Horologion et sort par une porte à l’ouest qui conduit à l’Athyr, pour se rendre au Milion et au forum’. L’Athyr devait être situé sur le côté sud de l’atrium et former un passage devant lequel se trouvait un escalier. Ce passage se trouvait sans doute dans le portique sud de l’atrium. On peut remarquer aujourd’hui qu’à l’ouest de la mosquée, du côté de la rue que suitle tramway, les pentes sont assez inclinées. Le portique ouest de l’atrium occupait le haut de ces pentes, mais on ne devait pas avoir accès à l’atrium de ce côté. L'entrée principale, l’Athyr, devait se trouver au milieu du portique sud de l’atrium *.

Aujourd’hui cet atrium n'existe plus. L’Horologion a dû disparaître lors de la construction du minaret sud-ouest. Au milieu de la façade occidentale se détachent quatre lourds piliers sur lesquels s’appuient des contreforts. Ces piliers qui déparent l’entrée de la mosquée ne sont pas primitifs. Leur structure indique qu’ils ont été accolés postérieurement au premier narthex. Un voyageur du xvrr® siècle, Grelot, qui dessina Sainte-Sophie, a figuré au milieu de la façade occidentale de l’église une haute tour carrée. Les piliers qui subsistent aujourd’hui ont dû servir autrefois de substruction à cette tour.

ANCERME2 TD 4150!

2. Ainsi l’Athyr ne se serait pas trouvé au milieu du portique occidental de l’atrium comme l'indique M. Antoniadis, "Exvpaouc, t. 1, pl. XVII.

3. Greloi, Relation nouvelle d'un voyage à Constantinople, Paris, 1680, p. 108, 111, 124. D’après Lethaby et Swainson, S. Sophia, p. 122, 194, cette tour aurait été construite vers 865, pour y placer les cloches envoyées par le doge de Venise à Michel INT; cf. Baronius, Annales Ecclesiastici, t. XV, p. 51. Le texte mentionne l’envoi des cloches, mais ne dit rien de l’érection de cette tour à Sainte-5ophie. On ne peut affirmer avec Goar, Eucholog., p. 560 que ce clocher ait êté construit à cette époque. Le pèlerin Antoine de Novgorod raconte qu’en 1200 les cloches n'étaient pas en usage à Sainte-Sophie. On se servait du simandre pour annoncer l’heure des offices, cf, Itin. russes en Orient, t. V, p. 97; Dmitrievskij, Opisanie, t. I, p. 148, n. 1 M. Kondakov, Viz. Tserkvi, p. 120 rapporte la construction de cette lour à l'époqne turque, Salzenberg, Alt-christ, Baudenk, pl. XII représente sur sa restauration de Sainte-Sophie les

SAINTE SOPHIE DE CONSTANTINOPLE p

Entre ces piliers s'ouvrent aujourd’hui trois portes qui conduisent au premier narthex. La porte centrale est plus élevée que les deux autres et se trouve dans l’axe des Portes royales. Ce premier narthex, aujourd’hui fermé par des fenêtres, formait le quatrième portique qui, selon Paul le Silentiaire, était relié au narthex, à l’esonarthex actuel. La porte du narthex était celle qui fait communiquer l’exonarthex d'aujourd'hui avec l’esonarthex. Elle se trouve aussi dans l'axe des Portes royales.

La Belle porte, qui était la grande porte centrale de la façade, devait être autrefois richement décorée et formait le propylée du narthex (rporÿhauov toù vaoümues)‘. A l’église de la Mère-de- Dieu à Jérusalem, à l’église des Saints-Serge-et-Bacchus à Constantinople, construites, comme Sainte-Sophie, par Justinien, la structure des abords était semblable. L'atrium, la cour (dk) était entourée sur les quatre côtés de portiques percés de portes (péravke où pésxvho: px). Les propylées de l’église étaient à Jérusalem décorés d’un arc soutenu par deux colonnes*; c'était la Belle porte, la grande porte qui décorait le milieu du portique attenant à l’église. On avait à Constantinople une disposition semblable*.

quatre piliers surmontés de statues équestres. Mais il à émis l’hypothèse que ces piliers, par leur position, ne sont pas contemporains de la construction de l’église et qu’ils ont été construits postérieurement avec des matériaux anciens (ibid., p. 16, 17). M. l'architecte Prost, qui a bien voulu me communiquer ce renseignement, pense que les piliers et les contreforts de la façade ont été construits au 1x° siècle, sous Basile [er, pour consolider la demi-coupole occidentale qui menaçait ruine. Cf. Theoph. Cont., V, 79, p. 322; Cedrenus, t. II, p. 237. C’est sur ces piliers que l’on construisit la tour qui disparut par la suite.

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