Procope, de Aed., V, 6, p. 323-324; I, 4, p
3. Salzenberg, Alt-christ. Baudenk., p. 17,18, Lethaby et Swainson, S.Sophiu, p. 152, Labarte, Palais, p. 27, 28, 31, prétendent que l’empereur pour entrer dans l’église passait par le vestibule à lextrémité sud de l’esonarthex. Ce vestibule avec ses portes de bronze est aujourd’hui une des entrées de la mosquée. D'après Labarte, jamais l'empereur n’entrait par l’atrium de léglise et l’exonarthex; le propylée du narthex serait le vestibule à l'extrémité méridionale de l’esonarthex. Bjeljaev, Byzantina, II, p. 99 s. a relevé les erreurs de Labarte qui a pris à tort le Baptistère sud-ouest pour le Loutir et la porte
IT
L'entrée dans le sanctuaire.
La grande voie des processions (suite).
Après avoir franchi les Portes royales, l’empereur et le patriarche pénétraient dans la nef, où se tenaient des fonctionnaires et des dignitaires. Ils contournaient l’ambon, en passant à droite et, après avoir traversé la soléa, ils arrivaient aux saintes portes du sanctuaire’.
L’ambon se trouvait dans l’axe de l'édifice. Deux escaliers à l'est et à l’ouest y donnaient accès’. A la fête de l’Élévation de la croix, le 14 septembre, l'empereur se tenait sur la troisième ou la quatrième marche de l'escalier, tandis que son cortège se tenait sur la soléa, ou à gauche de l’ambon. Le patriarche montait ensuite avec les saints bois sur l’ambon et procédait sur les quatre côtés de la plate-forme aux quatre élévations successives. Quand la croix avait été montrée à tous les assistants, l’empereur et le patriarche descendaient, passaient par la soléa et entraient dans le sanctuaire’. C’est sur cet ambon qu’au
d'entrée de ce Baptistère pour l’Athyr. Mais Bjeljaev n’a pas distingué le mitatorion de la Belle porte du mitatorion de la porte du narthex. M. Antoniadis, "Apy. mivax. pl. Il, "Exppaoic, t. I, pl. XVII, p. 146, a identifié la Belle porte avec l’entrée du vestibule sud qui conduit à l’esonarthex,. Si cette identification était exacte, on ne s’expliquerait pas comment les empereurs auraient passé par l’atrium pour gagner la Belle porte,
A! Cerf, 1,1p.45%; 19, PAGE: 22, p.126: 123; p.492 41, 261p.140 1,28; p:1158;
2, Sur l’ambon cf. Pauli Silent. Descriptio Ambonis, p. 50, v. 50 s.; Preger, Script. Orig. Const., t. I, p. 98; Du Cange, Const. Christ, lib. HI, p. 67-69 ; Lethaby et Swainson, S. Sophia, p. 54, fig. 7; Salzenberg, Altchrist. Baudenkm., p. 1x; Diehl, Jusfinien, p. 483.
3. Cer. I, 22, p. 126-127. Le typicon de Sainte-Sophie contenu dans le ms.
couronnement des empereurs, le patriarche venait dire la prière sur les insignes impériaux, la chlamyde et la couronne, avant que le nouveau basileus en fût revêtu aux regards de toute l’assistance.
La soléa (swA4x, cwhata) que l’empereur et le patriarche traversaient après avoir contourné l’ambon, était l’espace qui précédait le sanctuaire”. Elle était séparée du lieu saint par une clôture (xyxAdes), où s’ouvraient trois portes*. Dans le sanctuaire (Ba, Ovsracthotov) * était dressée la sainte table (&yix rpéreta) surmontée d’un ciborium reposant sur quatre colonnes”.
Lorsque l’empereur et le patriarche étaient arrivés aux
266 de la bibliothèque de Patmos (x° s.) décrit aussi Le rite de l'élévation, mais ne mentionne pas la présence de l’empereur ; cf. Dmitrievskij, Opisanie, t. I, se
$ 1. Cer. I, 38, p. 192-193, 194 ; I, 96, p. 440 ; Goar. Euchol., p. 925-926 ; Leo Diac. VI, 4, p. 98; cf. Sickel dans Byz. Zeit. 1898, p, 544-545; Codin. de Offic., xvrr, p. 89 s. ; Cantacuzène, Hist,, I, 41, p. 197 s.; Iiin. russes en Orient, t. V, p. 145. A la fin du service liturgique, le prêtre disait derrière Jambon une prière (sdxn omto0äu6wvoc) ; cf. Goar, Euchol., p. 85, 154; c’est cette prière qui était dite à la fête de la Nativité de la Vierge quand les souverains avec le patriarche, étant sortis du sanctuaire, précédés de l’évangile et de la croix, s’arrêtaient derrière l’ambon, d'où ils gagnaient les Portes royales pour sortir de l’église. Cf. Cer., I, 1, p. 28.
2. Cf. Syméon de Salonique, de Sacro Templo, 135 dans Migne, P. G., t. CLV, col. 345; Goar, Euchol., p. 18; Du Cange, Const. Christ., lib. III, p. 64; Gloss. gr., s. v. L'empereur traversait aussi la soléa quand il sortait du sanctuaire pour passer par le milieu de la nef. Cf. Cer., I, 10, p.74; I, 30, p.164: 1, 35, p. 185.
3. Cf. Paul le Silentiaire, Descript. S. Sophiae, p. 33 s., v. 682 s. appelle la clôture £pxos; Preger, Script. Orig. Const., t. I, p. 94. Sur cette barrière v. Lethaby et Swainson, S. Sophia, p. 74; Salzenberg, Alt-christ, Baudenk., p. 33; Labarte, Hist, des Arts industr., t. IT, Paris, 1864, p. 13-14 ; Diebl, Justinien, p. 484.
4. Cf. Syméon de Salonique, de Sacra Liturgia, 98 dans Migne, P, G., t. CLV, col. 292 ; Goar, Euchol., p. 17; Du Cänge, Const. Christ. lib, III, p. #1, 42, 70, 71; Germain, Rerum Eccles. Contempl., dans Migne, P. G., t XOVIIL col, 289:
5. Cf. Pauli Silent, Descript. S. Sophiae, p. 35, v. 720 s. ; Preger, Script. Orig. Const., t. I, p. 94-95; Cer., IT, 38, p. 636; cf. Labarte, Hisf. des Arts industr., t. Il, p. 14-15; Kondakov, Hist. et Mon. des Émaux byzantins, Francfort-sur-Mein, 4892, p. 79-82 ; Diehl, Justinien, p. 484.
saintes portes (äy1x 0%) le patriarche pénétrait ous dans le sanctuaire. Les princes s’arrêtaient ici sur une plaque circulaire de porphyre (ropoupoiv ouodiov) enclavée dans 1E sol de l’église, et priaient, cierge en main; puis ils entraient à leur tour dans l'autel en adorant un des battants de la porte. Ces portes étaient, en effet, décorées de croix que les princes baisaient en
passant’.
Les empereurs pénétraient dans le sanctuaire pour y accom-
plir certains actes prescrits par le cérémonial. Parfois ils encensaient la sainte table. Le patriarche mettait dans les mains de l’empereur l’encensoir (Ouwaréc), et le basileus promenait autour de l'autel, la cassolette suspendue à de courtes chaînes, dans laquelle brûlait l’encens’. L'empereur adorait aussi la sainte table* et les objets sacrés qui y étaient posés, la nappe (ëir)", les calices (rortp:z) et les patènes (3icxe). Il baisait aussi les saintes reliques, les langes du Christ (&y1x oräpyava)*, et déposait ses largesses. Ces dons consistaient en ustensiles du culte, calices, patènes”, en voiles de soie ou de lin (2x) sur lesquels on plaçait les espèces”, en tissus blancs (asc) qui servaient à
4. Cér.,) LA p.455 9,p. 61% cf 14 pes 1, 410/p 71 4172 prior 1, 23, p. 132-133; 1. 26, p. 445: 1,35, p.182; 1,530, p.164: IL 10, po. Même quand l’empereur n’entrait pas dans le sanctuaire, il allait prier devant les saintes portes ; cf. Cer., I, 28, p. 158; I, 27, p. 155.