‹ Sainte-Sophie de ConstantinopleChapitre 8 sur 21 · Cer., 1, 10.726; HA40Np-548; 11,19 5; 609: 15, puisse · texte numérisé non relu

Cer., 1, 10.726; HA40Np-548; 11,19 5; 609: 15, puisse

3. Cer., I, 30, p. 164; I, 35, p. 485 ; I, 10, p. 74. A la fête de l'Élévation de la Croix, l’empereur allait adorer les saints bois dans le sanctuaire, avant le rituel de l'élévation qui avait lieu à l'ambon. Cf. Cer., I, 22, p. 126.

4, Cer., I, 28, p, 159-160.

5, Cer., I, 1, p. 15. Antoine de Novgorod, en 1200, signale aussi dans l’autel de Sainte-Sophie les « langes du Christ », Cf. Itin. russes en Orient, t. V, p. 88 ; Riant, Exuviae sacrae, t, II, p. 134, 219.

6. Cer., T, 9, p. 65. Ainsi, à la fête de l’Epiphanie, l’empereur Michel Il! apporta dans le sanctuaire un calice d’or, décoré de pierres précieuses et de perles, Cf. Cer., II, 31, p. 631.

7. Cer., T,9, p. 65; I, 23, p. 133 ; 1, 26, p. 165. Ce voile, stantov, était étendu sur la nappe (évèvr4). On déposait sur ce voile le calice et la patène pour que les espèces ne touchassent pas la nappe de l'autel, Il symbolisait le Jinceul du Christ au tombeau. Cf, Goar, Euchol., p. 70, 130, 838 ; Du Cange, Gloss. gr.,

recouvrir le calice et la patène'. Enfin l’empereur déposait aussi sur la sainte table un don en argent, l’'apocombion?. C’étaient les largesses traditionnelles apportées par les souverains eux-mêmes dans le sanctuaire avec cette solennité et cette majestueuse grandeur qui se dégagent des deux mosaïques de Saint- Vital à Ravenne où, dans l’hémicyele de l’abside, Justinien et Théodora, entourés de leur escorte, tenant leurs dons dans les mains, vont les déposer au pied de l’autel. Cette habitude était très ancienne. Déjà au v° siècle les empereurs, à leur proclamation, venaient déposer des présents dans le sanctuaire. Cette coutume, observée par Anastase I, resta en vigueur par la suite*.

s. v., Sophocles, Gr. Leæ. s. v.; Germain, Rerum Ecclesiast. Contempl, dans Migne, P. G., t. XCVIIT, col. 400.

1. Cer., I, 1, p. 15. Ce voile, &ño, symbolisait les ténèbres du tombeau. Cf. Germain, loe. cit., col, 400 ; Syméon de Salonique, de Sacra Liturgia, 96 dans Migne, P. G., t. CLV, col, 288. La patène était, de plus, enveloppée d’un voile spécial (àtcxoxahuuux) qui symbolisait le suaire qui recouvrait le visage du Christ au sépulere (Cf. Germain, Loc. cit., col. 400). Le calice était aussi recouvert d’un voile spécial(tornpoxævuua). Michel IIT en donna un à Sainte-Sophie en même temps qu’un calice (Cer., Il, 31, p. 631).

0er, 1 26,p.145:1,9p. 6551023; p. 13351, 35, p.182; 1, 4, p: 34, Cette somme d'argent àroxéu&rov où èrtxôv6tov variait suivant les circonstances et suivant le nombre des empereurs associés au trône. Cf. Cer., I, 1, p. 19, Schol., L. 1, cf. Du Cange, Gloss. gr. s. v. x6u604; Reiske, Comm. p. 487, 488; Bjeljaev, Byzantina, Il, p. 157 s., 183 n. 2. L'empereur déposait l’apocombion sur la marche (Baouiô:oy) de la sainte table (Cer. I, 35, p. 182). Un autre texte (Cer. I, 1, p. 34) indique que la somme d'argent était déposée sur le soubassement (metoÿuov, cf. Sophocles, Gr. Lex. s. v. rescoûktov) du 0xhacoiôtov de la sainte table, Le thalassidion était une piscine placée sous l’autei et servant à laver les vases sacrés. Antoine de Novgorod a vu, en 1200, de l'eau qui montait du puits dans l’autel par des tuyaux (cf. léin. russes en Orient, t. V, p. 88). Cette eau provenait probablement de la citerne qui se trouve encore aujourd'hui sous la mosquée. D'après l’auteur anonyme, Justinien construisit la 6dkasox de la sainte table avec des pierres d’un prix inestimable et la couvrit d'or. Cf. Preger, Script. Orig. Const., t. I, p. 95. Cette mer de Sainte-Sophie rappelait la mec de fonte du temple de Jérusalem (I Rois vu, 23); cf. Du Cange, Const. Christ, lib. IL, p. 49; Gloss. gr. s. v. Odhacou; Goar, Euchol., p. 15, 363.

3. Cer., I, 92; p. 425; cf. I, 91, p. 415 ; H, 52, p. 712. Le samedi saint empereur entrait dans lesanctuaire pour changer la nappe (évôvrs) de la sainte

Où se trouvait à Sainte-Sophie l’emplacement occupé par l’ambon, la soléa, la clôture de l’autel et le sanctuaire ? On sait que l’intérieur de l’église se divise en une partie centrale, la nef, et en deux parties latérales, formant les bas côtés. Au centre de la nef s’élève la coupole qui s’appuie sur quatre grands arcs reposant sur quatre gros piliers. Sur les arcs perpendiculaires à la nef, s'appuient, à l’est et à l’ouest, deux demicoupoles, de chaque côté desquelles s'ouvrent deux niches demi-cireulaires, communiquant avec les bas côtés. L'église est terminée à l’est par l’hémicycle de l’abside, qui s'ouvre sur la demi-coupole orientale et communique par des passages latéraux avec les bas côtés.

Dans la conque orientale se trouvaient le trône du patriarche et les sièges des prêtres, formés de septgradins demi-circulaires (Bd0px repldooma, Bases, Baluidec)‘. Le siège épiscopal dominait les stalles concentriques comme à Torcello, à Melnic et à Serrès?. Le sanctuaire où s’accomplissait le sacrifice non sanglant, le saint des saints, se trouvait au pied des stalles concen -

triques ‘.

table; Cer., 1, 1, p. 34 ; I, 35, p. 182; IT, 52, p. 764, cf. Théophane, t. I, p. 449- 450; Dmitrievskij, Opisanie, t. I, p. 132.

4. Cf. Pauli Silentiar. Descript. S. Sophiae, p. 19, v. 362 s.; Preger, Script. Orig. Const., t. 1, p. 94. L'ensemble de ces sièges s'appelait le oüvüpovov. Cf. Goar, Euchol., p. 15, 16; Du Cange, Const. Christ, lib. IUT, p. 58; Dmitrievskij, Opisanie, t. I, p. 170;t. II, p. 307.

2. Cf. L. de Beylié, L'Habitation byzantine, Grenoble, Paris, 1902, p. 116, 119; P. Perdrizet et L. Chesnay, La Métropole de Serrès dans Monuments Piot, t. X, p. 136; P. Perdrizet, Melnic et Rossno, dans B. C. H.,t. XXXI, p. 23.

3, Evagrius, Eccles. Hist., IV, 31, p. 180-181 ; Preger, Script, Orig. Const., t. I, p. 94. D’après ce dernier texte, le saint des saints se trouvait êv à etlmuart To xahovpÉVE xvxXL, rep Étiv ÜroxdTw Tov Baluiôwv. Par eilema, on entendait un arc (cf, Corpus Glossar. lalin., t. III, p. 312). Paul le Silentiaire, Descript, S. Sophiae, p. 19, v. 362 s. appelle la voûte en berceau, qui réunit la conque de l’abside à la demi-coupole orientale, xôxuos ävruë, voûte cylindrique, Le xÿxuoy était donc situé sous la voûte en berceau, au bas des stalles qui occupaient la conque de l’abside, Bjeljaev, Byzantina, II, p. 126 entend par kyklion le synthronon. M. Preger {Byz. Zeits. 1901, p. 463) y voit un passage sous Les stalles des prêtres et sous l'autel.

Devant ces stalles, sous la voûte en berceau qui relie la conque de labside à la demi-coupole orientale, se trouvait un crucifix (staÿowss) doré devant lequel l’empereur allait prier, cierge en main, et qu'il encensait ensuite.

Ce crucifix se trouvait derrière la sainte table devant laquelle l’empereur venait d'accomplir les actes rituels et de déposer ses offrandes. Il passait ensuite par le côté droit du sanctuaire pour accomplir ses dévotions devant le crucifix !. La sainte table devait occuper l’espace sous la voûte en berceau, où se dressait aussi le crucifix.

La clôture, qui séparait le sanctuaire de la nef”, devait se trouver entre les deux piliers au-dessus desquels s’ouvre la voûte en berceau qui précède la conque de l’abside. Devant cette barrière s’étendait la soléa où se tenaient les lecteurs*. Les chantres, divisés en deux chœurs, se tenaient aussi en dehors de la barrière dans les deux niches latérales, qui s'ouvrent sous la demicoupole orientale *.

En avant de la soléa, sous la demi-coupole, dans l’axe de l’édifice, se dressait l’ambon, que la procession impériale contournait pour arriver à la soléa et à la porte centrale de la clôture du sanctuaire.

Ainsi quand les empereurs, aux grandes solennités, se ren-

1. Cer. I, 1, p. 15-16. La voûte en berceau sous laquelle se trouvait le crucifix est désignée aussi dans ce texte sous le nom de xuxkiv,

2, Cf. Germain, Rerum Eccles. Contempl., dans Migne, P. G.,t. XCVIII, col. 389, 392.

3. Cf. Syméon de Salonique, De Sacro Templo 135 dans Migne, P. G.,t. CLV, col. 345.

4. Pauli Silent. Descript. S. Sophiae, p.34, v. 686 s.; p. 19-20 v. 3728. Paul le Silentiaire appelle ces niches latérales des conques. Le fait que les niches latérales étaient en debors de la clôture est confirmé par le livre des Cérémonies. Dans un cas, les souverains, après avoir accompli leurs dévotions dans le sanctuaire, en sortent par le côté droit et par les petites saintes portes, les portes latérales de la clôture du sanctuaire, et vont avec le patriarche jusqu'aux colonnes de porphyre où ils prennent congé du patriarche qui rentre dans le sanctuaire, tandis que les souverains entrent au mitatorion. Ces colonnes de porphyre sont les deux colonnes de la niche de droite. Le mitatorion, on le verra, se trouvait de ce côté. Cf. Cer. IT, 10, p. 548.

daient à Sainte-Sophie, ils traversaient l’atrium et pénétraient par la Belle porte, le grand portail qui s’ouvraitau milieu de la façade occidentale. Ils franchissaient ensuite la porte du milieu qui fait communiquer le narthex extérieur avec le narthex intérieur et passaient par les Portes royales qui s'ouvrent du narthex intérieur sur la nef. Ils traversaient l’église dans toute sa longueur pour arriver, en passant à côté de l’ambon, au sanctuaire qui occupait l’abside orientale.

Cette entrée solennelle de la procession impériale dans l’immense nef était digne des splendeurs artistiques de la Grande- Église. L'empereur et le patriarche, se tenant par la main, traversaient solennellement la nef. Justinien seul, dans une circonstance unique, ne se conforma pas à cette règle liturgique. C'était le jour de la consécration de l’église, le 27 décembre 537. L'empereur, arrivé aux Portes royales, abandonna la main du patriarche, s’élança jusqu’à l’ambon et là, les mains étendues, il s’écria : (€ Gloire à Dieu qui m’a jugé digne d'achever une telle œuvre. Salomon, je t'ai vaincu * ».

IT Participation des empereurs au service liturgique.

À Sainte-Sophie le service liturgique était célébré suivant le rite en usage dans les autres églises. La partie initiale de l’office avait lieu dans la prothèse (r260ea) où, sur une table située à gauche du grand autel, les espèces étaient préparées*. Puis

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2. Preger, Script. Orig. Const., t. 1, p. 104-105; cf. Diehl, Justinien, p.486. À cette occasion, l’empereur ne se rendit pas à pied du palais à Sainte-Sophie. Monté sur un char à quatre chevaux, il alla ainsi jusqu'aux portes de l’Augustéon et à l’Horologion. ei, il dut descendre de son char pour aller à pied aux Portes royales, en suivant la grande voie des processions.

3. Cf. Habert, Liber Pontif,, p. 2-7.; cf. Brightman, Liturgies, t. I

venait la processsion de l'Évangile (urxok stcèsc), qui était transporté à travers l’église sur l'autel. Les prêtres partaient du sanctuaire et allaient se placer près des Belles portes où était dite la prière de l’entrée (by rs <isédou). La procession traversait la nef et arrivait par la soléa aux saintes portes que les prêtres baisaient avant de pénétrer dans le sanctuaire. Le prêtre qui célébrait la messe encensait la sainte table et faisait trois fois le signe de la croix sur l'Évangile posé sur l’autel. Le diacre montait ensuite à l’ambon pour lire les passages des Épîtres et des Actes des Apôtres (’Axésroncc) et de l'Évangile (Eaæyy£ev). Les espèces, le pain et le vin, étaient ensuite transportées de la prothèse sur la sainte table pour être consacrées. C'était la grande procession (peyähn eïsedoc). Le baiser de paix (&yé4rn) venait ensuite. Les prêtres officiants baisaient l’autel et se donnaient mutuellement le saint baiser. Après les prières consécratoires, avait lieu la communion (u:r#1mb). Les prêtres communiaient d’abord dans le sanctuaire; les autres communiants venaient ensuite recevoir les espèces aux saintes portes. La prière finale était dite derrière l’ambon (eyñ értcbäu#wves). Puis le prêtre, devant les saintes portes, distribuait aux fidèles des parcelles de pain bénit (ær{weoy), etrentrait, pour quitter ses habits de cérémonie, au axovwméy où les vêtements sacrés étaient conservés!.

D’après le livre des Cérémonies, la prière de l’entrée était dite par le patriarche aux Portes royales, quand l’empereur avait pénétré dans le narthex, l’esonarthex actuel, où il baisait l'Évangile’. L'empereur et le patriarche, accompagnés par l’archidiacre portant l'Évangile, allaient des Portes royales au sanctuaire. Cette entrée de l’empereur correspondait dans le service liturgique à la procession de l'Évangile, à la petite

p. 309 s., 356 s. ; Rietschel, Lehrbuch der Liturgik, Berlin, 1900, p. 295 s, ; Duchesne, Origines du culte chrétien, Paris, 1903, p. 83-84.

1. Cf. Eucologe, ms. ne 362 de la bibliothèque du patriarcat de Jérusalem (xtve s.); ms. de la bibliothèque du couvent de Saint-André au Mont-Athos (xve s.) dans Dmitrievskij, Opisanie, t. Il, p. 301 s.; £. SDS

2 CL pH AIT 0 p,64;1"28;0p,1132

entrée ‘. Le basileus prenait ainsi une part active à la cérémonie. Comme les prêtres, il baisait les saintes portes avant de pénétrer dans le sanctuaire. Comme eux, il encensait la sainte table. Après avoir accompli ces actes rituels et déposé ses offrandes sur l'autel, il allait adorer et encenser le crucifix derrière l'autel et prenait congé du patriarche. Il pénétrait ensuite dans un oratoire situé devant le mitatorion. Ici se trouvait un autre crucifix en argent devant lequel il priait et qu’il baisait avant d'entrer au mitatorion?.

Au moment de la grande entrée, quand les espèces allaient être transportées de la prothèse sur l’autel, le souverain sortait du mitatorion, et, accompagné de son cortège, passait par le côté droit de l’église pour aller se placer derrière l’ambon ; puis, cierge en main, il accompagnait la procession eucharistique, traversait avec elle la soléa et allait jusqu'aux saintes portes où il déposait son cierge*. Quand les espèces étaient entrées dans le sanctuaire, l’empereur prenait congé du patriarche et regagnait

1. Cf. Joann, Obrjadnik p. 99; Bjeljaev, Byzantina, IT, p. 152. Le rituel du livre des Cérémonies diffère sur un point du rituel conservé dans le manuscrit du Mont-Athos. D’après ce manuscrit la procession partait non pas des Portes royales, mais des Belles portes. Cf. Dmitrievskij, Opisanie, t. I, p. 168. Ignace de Smolensk signale pour la petite entrée un cérémonial différent, Au couronnement de Manuel IT Paléologue (1391) l'empereur, qui avait passé la nuit dans les tribunes, en descendit le lendemain pour faire son entrée par la Porte royale. Au moment de la petite entrée, l’empereur pénétra dans l'autel d'où il accompagna, cierge en main, la procession de l'Évangile (cf. Itin. russes en Orient, t. V, p. 145). L’entrée solennelle de l’empereur n’est pas confondue ici avec la petite entrée. A l’orthros de Pâque, le prêtre entrait dans la nef par les Portes royales. Cf. ms. de la bibliothèque du couvent de Saint- André au Mont-Athos (xves,) dans Dmitrievskij, Opisante, t. I, p. 173.

2. Cer. I, 1, p. 16. Le crucifix doré était sous la voûte en berceau (xÿxauov), D'ici l'empereur pénétrait dans l'oratoire où se dressait le crucifix d’argent ; cf. Cer. II, 14, p. 565; IT, 39, p. 636.

3. Cer. T, 1, p. 16-17, D’après ce texte les souverains plaçaient leur cierge ëv vote otndeot Tv &yiwv Gupov. Il s'agit des colonnettes des portes du sanctuaire. Cf, Germain, Rerum Eccles. Contempl. dans Migne, P. G.,t, XCVIIL, col. 339, 392. D'après deux autres textes les cierges étaient placés en haut de la soléa, près des saintes portes. Cf, Cer. I, 9, p. 65; I, 23, p. 133.

le mitatorion en passant par le côté droit du bêma, mais sans entrer dans le sanctuaire".

Au moment du baiser de paix, l’empereur quittait de nouveau le mitatorion. Le patriarche se tenait en dehors du cancel (xy2\de<) sur le côté droit du sanctuaire, vers le mitatorion, et c'est à lui que l’empereur donnait d’abord le saint baiser. Appuyé sur la clôture du sanctuaire, l’empereur donnait ensuite le baiser de paix aux membres du clergé. Puis, s’écartant un peu du cancel, le basileus recevait l’accolade fraternelle des dignitaires et des fonctionnaires qui l’accompagnaient. Après avoir salué le patriarche, il rentrait au mitatorion?.

Au moment de la communion, l’empereur, pour la troisième fois, quittait le mitatorion et allait sur le côté droit du sanctuaire, près de l’autel portatif (ävciiaov*), placé près des saintes portes. Ici 1l montait sur le seuil (roÿxmxe) pour recevoir du patriarche le pain (riutov 3üpsv). Il redescendait ensuite, faisait trois fois le signe de la croix et communiait ; puis il remontait pour recevoir le vin (väu:). Pendant les deux opérations, deux ostiaires tenaient un drap (Scuuvwxgkov)* étendu pour empêcher qu'aucune parcelle des saintes espèces ne tombât sur le sol.

4. Syméon de Salonique, De Sacro Templo dans Migne, P. G., t. CLV, col. 356 signale aussi cette habitude qu'avaient les empereurs d'accompagner ies espèces pendant la procession eucharistique.

FoUerl, LpD1754,19p. 00425, p.152;

3. Cf. Habert, Liber Pontif., p. 664; Brightman, Liturgies, t. [, p. 569; Bjeljaev, Byzantina, II, p. 174, n. 1. Cet antimision se trouvait sur la soléa. Après sa promotion au palais, le patrice, étant entré à Sainte-Sophie, venait se placer sur la soléa, où se trouve l’antimision, Le patriarche prenait les insignes du nouveau promu, les plaçait sur l'autel portatif, disait une prière et rendait les insignes au patrice qui plaçait une somme d'argent (apocombion) sur l’antimision. Le patrice recevait ensuite la communion des mains du patriarche. Cf. Cer. I, 47, p. 240-241 ; cf, I, 48, p. 250. Cet antimision est encore signalé à la promotion de la patricienne à ceinture, La nouveile promue venait faire bénir ses insignes par le patriarche sur l’antimision, placé près des saintes portes (Cer. [, 50, p. 260). Le curopalate après sa promotion au palais venait aussi communier à Sainte-Sophie. (Cer. I, 45, p. 231),

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