Lettre du 4 janv
310 l'œuvre
chapitre II du Camino elle rapporte cette pensée de cette sainte que, pour un monastère, ce sont de hauts murs que ceux de la pauvreté.
Nul doute que Térèse n'ait lu une vie détachée de sa sainte favorite : sainte Catherine de Sienne ; probablement celle d'Antonio de la Pena que nous citions plus haut. Bien des événements de la vie de Sainte Térèse autorisent cette affirmation. Ainsi, le don d'un anneau invisible et celui du crucifix de pierres précieuses, le choix offert par le Christ entre la couronne d'épines et la couronne de perles, la dévotion de Térèse au Précieux Sang et sa grâce de l'inondation du sang, le jour des Rameaux. De plus Térèse parle à différentes reprises de la grande mystique italienne et conserve son nom dans son bréviaire sur la liste de ses saints préférés.
Mais à côté de ces Vies connues et dont l'usage par la Sainte est presque certain, il en reste d'autres que nous ne sommes pas encore à même de déterminer. Térèse dut lire des légendes ou des Vies des martyres espagnoles comme sainte Colombe par exemple, cette vierge de Cordoue qui alla chercher le martyre chez les Maures. « Vous avez lu, dit-elle aussi, en citant à ses filles l'exemple de St Paulin de Noie, l'histoire de ce saint qui s'en était allé a tierra de M or os x ».
D'où tire-t-elle l'exemple de sainte Eufrasine dont elle parle dans sa lettre du 4 juin 1578 à Marie de Saint- Joseph ? « Ces jours-ci nous avons lu ici une histoire concernant un monastère de notre Ordre où sainte Eufrasine était religieuse. Il y avait là une sœur atteinte du même mal que celle dont vous parlez (et qui était folle ; N. du T.) ; elle ne se soumettait qu'à la Sainte qui finit par la guérir ».
Sainte Térèse affirme au Camino (xxvn) que saint Bartholomé l'Apôtre était fils de roi. Banez met en