‹ Sainte Térèse, écrivainChapitre 63 sur 108 · Voir P. I ch. iv. — 2. Lettre du 17 avril 1578 à Gratien · texte numérisé non relu

Voir P. I ch. iv. — 2. Lettre du 17 avril 1578 à Gratien

LES SOURCES TÉRÉSIENNES 351

livre de direction spirituelle et non plus une simple relation de ses grâces privées, n'est-elle pas le reflet de cette méditation de la seconde semaine : contemplation du règne de Jésus-Christ comparé à un Roi terrestre qui appelle ses vassaux à la guerre ?

Un examen détaillé révélerait peut-être d'autres points de contact.

Sainte Térèse se plaint d'avoir été maintenue de force dans l'oraison discursive par le P. Balthazar Alvarez, qui y était retenu lui-même par ses supérieurs. Elle se plaint également de son imagination « incapable, dit-elle, de rien se représenter 1 ». Si, comme on peut le croire, ceci s'applique à l'effort qu'elle dut se faire, sur l'ordre du P. Balthazar, pour méditer, selon la méthode discursive, les points proposés dans les Exercices, on peut croire que ceux-ci, malgré une répugnance momentanée, sont restés gravés dans sa mémoire. Il serait curieux qu'elle ne s'en souvienne pas en écrivant.

Arte de servir a Dios

Le Registre de D. Fernando Colon (Cfr. Ensayo deuna Biblioteca espanola de libros rat os y curiosos, por Don Bartolomé José Gallardo, t. II, p. 547, num. 4072) mentionne un opuscule intitulé Arte para servir a Dios, « en espanol. Dividese en très partes y las partes por documentos... Es en 8° Impressa en Sevilla, anno 152 1, 22 Julii. Costô en Médina del Campo 18 maravedis à 19 de noviembre de 1524 ».

Cet ouvrage fut beaucoup lu en Espagne et à l'étranger au XVIe siècle. Il fut bien connu en Flandre et plus d'un écrivain dévot de chez nous s'en inspira.

Il a pour auteur un religieux franciscain, fray Alonso, dont on sait seulement qu'il était de Madrid. Outre

Page 1