‹ Sainte ThérèseChapitre 48 sur 59 · I. Lettres, II, 38. Cf. I, ai · texte numérisé non relu

I. Lettres, II, 38. Cf. I, ai

a. « Certes, ajoute-t-elle, c'est là un grand tourment pour moi, et, sans Tamour de Dieu, pour qui je traTaille, je ne pourrais pas le souffrir. » (Lettres, II, 35s.)

cités, les accepte-t-elle bîen volontiers : elle remercie avec, grâce, et aussi avec dignité. Mais elle est convaincue, elle a la foi que tout couvent dont les religieuses « ne se rechercheront pas elles-mêmes » sera toujours à l'abri du dénuement et recevra plus qu'il ne désire. Aussi prescrit-elle avec la plus grande fermeté à ses prieures de ne jamais rien conclure sans poser clairement toutes les conditions, de régler correctement les questions de dot (quand il y en a), mais en les reléguant toujours à l'arrière-plan, de ne jamais accepter d'héritage et d'éviter tout procès. Lorsqu'elle était engagée elle-même dans une contestation, elle avait un talent particulier pour faire sentir qu'elle connaissait son droit, qu'elle comptait assez sur l'honneur des gens pour ne pas douter qu'il ne fût respecté d'eux; mais elle n'entendait pas aller plus loin.

Les novices une fois acceptées, elle attendait d'elles... la perfection et la sainteté. Eh oui! c'est pour cela qu'elle les veut à la fois intelligentes et courageuses; et c'est pour cela aussi qu'elle surveille toutes les fissures par où l'imperfection peut se glisser. Aucun détail ne lui est indifférent ; et quand les constitutions ont formulé une prescription quelconque, elle n'admet ni que les inférieurs la dédaignent, ni que les supérieurs ne se donnent pas la peine de vérifier si elle est ponctuellement observée. Son opuscule, écrit sur l'ordre du Père Gratien, delà manière de ifisiter^ les couçents de religieuses ^ est un modèle achevé de précision. Elle entend que le visiteur ne recule lui-même devant aucune partie, si humble qu'elle puisse paraître, de sa tâche ; il doit en effet tout justifier par la connaissance des âmes, de leurs

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