I. Cest-à-dire d'inspecter
besoins, de leurs faiblesses, et par radaptation bien comprise de tous ces moyens à la fin toujours en vue, la perfection du monastère.
Mais ces règles essentielles une fois bien assurées par une vigilance ponctuelle, elle entendait que les religieuses ne fussent les esclaves,. . de rien ni de personne, que de cette règle même. Cette règle, il faut la leur expliquer jusqu'à ce qu'elles en aient compris — ce qui est quelquefois difïicile pour certaines âmes, — toutlesens, tout Tesprit, toute la nécessité. Mais cela fait, il faut laisser à chacun le soin de gouverner son intérieur et de choisir sa voie, ou du moins d'aller dans celle que semble lui indiquer FEsprit-Saint. Aucune sans doute n'est abandonnée à elle-même, à son sens tout personnel, puisqu'elle a une direction ; mais aucune ne doit être forcée de subir une direction qui ne lui conviendrait pas. Aucune ne doit être ni poussée, ni même engagée à garder toujours la même. « Tout est saint, à coup sûr (dans la confession, veut-elle dire). Mais Dieu nous délivre de ces confesseurs auxquels on s'adresse depuis de longues années*! » Elle voit là un abus qui conduit à la routine ou prouve qu'on y est déjà, et dès lors il n'y a plus de vie vraiment spirituelle. Au confesseur ordinaire, que chacune dise ses péchés promptement, en y ajoutant le moins de paroles possible. Il restera ensuite la liberté si précieuse de converser avec d'autres. La prieure a ici un rôle important de conseillère discrète et d'amie qui doit savoir se faire accepter avec suavité . Mais la grande réformatrice ne ménage ni ses blâmes ni même ses railleries spirituelles au visiteur qui voudrait chaque année allonger la liste des règlements, à la prieure