‹ Sainte ThérèseChapitre 8 sur 146 · X 1 .AI E I 11 A · texte numérisé non relu

X 1 .AI E I 11 A

en posant le flacon et le hanap sur la table

Eh! non.

D'où vient tout cela?

XIMEIUA

J'ai vole.

EllVANN

lui saisissant les m.iins

Ah! celte fois, tu vas t'avoucr toute !

X I M E nt A

Encore P Vingt fois déjà...

Tu mens. Je t'adore et t'ignore Comme un martyr voûrait, sang et larmes, sa foi A quelque dieu sans nom.

XIMEIRA

Tu connais ton dieu, toi?

ERVAXN

Lorsque, le même soir, toujours, de la semaine. Tu reviens, d'où viens-tu?

' XIMEIRA

De mon désir qui mène A notre joie, ingrat!

ERVAXN

Réponds-moi. D'où viens-tu?

XIMEIRA

D'en bas, d'en haut, de loin! d'un roc des vents battu, D'un palais où je sens, d'un bagne où je suis reine. Au carmel d'Obnédo creusé dans la moraine. Dix ans, j'ai converti le diable et tenté Dieu.

12 SAIÎJTE THERESE.

ERVA?JÎJ I

Toi! nonne? !

Abbesse. '

ERVA>'N

Oh! non, lu mens!

Je mens un peu

ERVAXN

Ton pays?

Le talus voisin de ma paresse.

ERVANN

Parfois tinlc parmi les haillons de pauvresse De lor?

XniEIRA

appuyée à la table, les bras derrière elle

Je puis, selon qu'un passant m'enseigna, Des astres qu'on n'a point faire de l'or qu'on a.

ERVANN

plus proche, à voix basse

Tu sais des mots, dont tu m'étonnes et m'enivres. Rares, subtils...

avec un grand rire

Je fus souris dans de vieux livres!

ERVAN'>J

Puis, quand la nuit moins sombre éveille ton départ, Où vas-tu?

Vers un jour qui se lève autre part!

Seule?

X I iM E 1 R A

Avec le brouillard qui s'éclaire et tressaille.

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