DON ALPHONSO SANCHEZ DE CEPEDA
Seigneur prêtre! la paix du Christ soit avec vous! Ma fille meurt. J'ai vu la croix, près de l'église, A ce vitrail. Asile! et que Dieu vous élise.
Entrez, venez.
Sœur .luana entre la première, à reculons, puis on voit une très jeune religieuse du Carmel, extrêmement pâle et secouée de convulsions, que soutient, que porte, aidée de deux servantes, la vieille Lisoarda. Don Sanchez les a rejointes. Ervann, plus proche, désigne le fond de Irt pièce.
Le lit est là. De ce côté.
La jeune carmélile, en passant, toujours portée, a levé et tourné un peu la tcte, pour saluer son hôte.
THÉRÈSE
Pardon, mon révérend.
Son visage a paru tout entier, très clair, sous la clarté nocturne de la porte, et sous une autre lueur aussi, qui vient de l'autel ; sans doute le vent du dehors a rallumé la cire mal éteinte.
ERVANN
0 blancheur! ô beauté!
X I INI E I R A
La croix est-elle donc une enseigne d'auberge, Ervann? que feras-tu de ces- gens-là?
ERVANX
de qui les regards sont allés de la religieuse à l'autel
Le cierge S'est rallumé!
XIMEIRA singulièrement troublée
Parfois, il en arrive ainsi Sous le vent...
A elle-niènic ;
Qu'est-ce donc?
Elle remonte vers le fond sombre à gauche. Presque invisible dans l'obscurité, elle observe, inquiète. Thérèse a été étendue sur le lit par Dona Juana Suarez (Sœur Juana). la vieille Lisoarda, et don Alphonse Sanchez de Cepeda.
THÉRÈSE
Je suis très bien.
Un peu soulevée, vers Ervann :
Merci .
Puis elle demeure inerte. Les deux servantes, après avoir posé sur la table deux lanternes, un manteau et un coffret, se retirent avec les valets qui referment la porte.
Le père de Thérèse est debout, pleure silencieuseraont, derrière le chevet. Sœur Juana, à genouï;
tient dans ses mains les deux mains de Thérèse ;
la vieille Lisoarda, assise au pied du lit, dit son
chapelet.
Un silence.
Enfin le vieux gentilhomme s'avance vers son
hôte.