‹ Sainte Thérèse; drame. Édition conforme au texte originalChapitre 9 sur 137 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

Tu m'appartiens !

XIMEIRA

clans un enlacement soudain

Viens donc me disputer à lui!

Très câline, plus dangereuse :

Pour prix de ta faiblesse à ma cajolerie, Je te préférerai si lu me suis...

ERVANN

à voix liasse, prescjne inenteudus, vers l'aulcl

Marie !

C'était peu de plaisir, ce qui t'extasia; Notre dame Vénus et sainte Aspasia M'ont appris l'infini des délices...

ERVANN

inclinù vers le petit vitrail qui est à côté de l'aulel

Écoute...

En effet, il monte un faible tintement comme de métal léger ou de cristal.

XIMEIRA

Quoi donc?

ERVANN

Ce In-uit léger qui linte sur la roule.

a[)rcs avoir écouté

Rien. Un grelot do mule. Un pas de muletier.

A genoux devant Ervann incliné davanlagc :

Tu verras, l'enfer n'est divin que tout entier.

E R V A > N qui ne l'entend plus

0 pur bruit dans la nuit, si clairement sonore Qu'on dirait...

Mon Ervann!

ERVAXN

...un cliquetis d'aurore Aux franges du manteau de l'ombre 1

l8 SAINTE THERESE.

Quel émoi Pour si peu! qu'as-tu donc? Je vais voir.

Le bruit a augmenté au dehors, moins mystérieux. C'est comme un tumulte de gens qui approchent.

ERVAÎVN

Non, pas toi.

XIMEIRA

Eh bien ! qu'est-ce?

ERVAN?*

Des gens groupés devant ma porte.

Ils viennent.

A celte heure!

Oh! c'est quelqu'un qu'on porte.

Il va vivement vers l'entrée Jjasseet large, à droite» et tire le vantail ; il s'étonne, dans un ravissement.

Que la nuit est calmée! et comme l'air est doux!

Entre une double rangée de serviteurs portant des torches, se précipite un assez vieux gentilhomme, le visage très brun, avec la ])ar]3iche blanclie ; il est vêtu de drap noir et d'acier; il porte un long estoc dont la garde est une croix de pierreries ; il s'incline, il prend la main d'Ervann, parle très vite.

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