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CHAPITRE QUATRIÈME

£a dehors d un cercle de 2,000 à 2,500 mètres de rayon , dont le centre serait placé précisément au milieu de l'île, la végétation est presque nulle; les arbres, même isolés, sont une exception. 11 y a seulement çà et là, dans le fond de quelques ravins un ^eu garantis du vent, quelques coins de terre à peine cultivés, et dans chacun d*eux on découvre aisément des tracés de cultuies abandonnées. Depuis l'abolition de l'esclavage, en 1832, les nègres, devenus libres de choisir le lieu de lem' travail , se sont portés vers la viUe, et les terres qu'ils cultivaient restent stériles faute de bras. Sur les pentes de ces ravins, et sur les crêtes qui les séparent, on ne tiouve que quelques herbes rares et maigres, quelques plantes grasses ranH pant à la recLercLe d'un meillem' sol et quelques ajoncs rabougris.

Eu dedans de la hmite que nous indiquions à Tinstant, et qui est plutôt trop large que trop exclusive, on trouve tout ce que Fîle offre de vivant et de productif; on rencontre quelquçs petits bois de sapins, de chênes ou de saules du

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port Jacksouj on voit quelques pâturages et quelipies terres labourées. C'est dans oet espace que se trouvent, à fort peu d'exceptions près, toutes les habitations rurales occiq>ées maintenant ; et il faut encore trouver place au milieu de tout cela pour des espaces entiers couverts d*ajoncs, de géraniums ou de cactus, et pour les cimes de Tile où dominent les fuchsias, les mûriers sauvages et les arbres à chou*

Sous Finfluence du vent régnant, les arbres qui y sont exposés sont de bonne heure couchés sans pouvoir jamais se relever; les branches qui réussissent à percer contre le vent sont de suito rabattues à droite ou à gauche,. et bien des arbres ne peuvent dépasser ime certaine hauteur, leur cime étant repliée et couchée par les mêmes causes. Les habitations et les plantations qui se trouvent à Tabri de cette funeste influence ont par conséquent un immense avantage. L*ceil les signale et les distingue de suite, et leui^ petit nombre eu lait mieux encore ressortir la valeor.

CHAPITHE QUATRJÉMB. U

La végétation n est jamais cotnplétemeiit sus^

pendue; les chênes sont presc^ue les seuls arbres qui perdent leurs feuilles en juin, juillet et août; plus d'une espèce de plantes a toute Tannée des fleurs et des fruits. Un des phis grands - obstacles à vaincre est le grand nombre d*msectes de tout genre, qui nont jamais d'hiver rigoureux à subir. Des semis entiers sont dévorés par des larves que Ton rencontre par centaines en remuant le sol; Féchenillage est inconnu dans riie, et les récoltes s'en ressentent. Les- arbres fruitiers ne sont pas greffés, et leurs û'uits restent petits, durs et sans saveur.

La culture des légumes est à peu près aussi en retard que celle des arbres fruitiers, malgré le placement facile et à peu près illimité que les produits pourraient trouver sur les navires de passage, sans parler même des besoins de la consommation locale.

La culture des céréales est également peu développée» Bien que la roideur des pentes rende les labours impraticables en beaucoup

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d*endroits, on est loin cependant d'avoir utilisé •

toutes les parties de terrain qui eussent pu se prêter à ce genre d'exploitation. Gela tient en partie au manque de bras, qui s'aeeroit eueore de temps à autre par quelques émigrations pour les Antilles, et aussi auxbéuélices qu'un certain nombre de journaliers réalisent sans peine sur le quai avec les navii'es et les voyageui's de passage.

Le major général Beatson, qui fut gouvemeiu* de File de 1808 à 1813, a essayé d établir le rendement de quelques céréales ; mais les résul* tats qu'il a trouvés présentent des maxima et des minima si éloignés les uns des autres, qu'on Be peut en tirer aucune induction sur la fertilité probable du sol.

Sainte-Hélène est forcée, par suite de ce que nous venons d'exposer, de demander périodiquement, soit au cap de Bonne-£spérance, soit à r Amérique du Nord, des chargements de farine. L msufûsance des pàtux'ages oblige aussi les habitants à faire venir très-4réquemment du bétail du Cap. On voit les bœufs et les moutons

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