‹ SainteHélèneChapitre 23 sur 93 · CHAPITRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIÈME

près de la route où on est en ce moment, et ils y roulent pendant longtemps les uns sur les antres, tandis qu'autour des voyageurs le vent sifSe dans les branches des pins et que chacun se boutonne jusqu'au menton.

Tout à coup on distingue tout en bas quelque chose de blanc entouré d'une tache sombre, et le temps s'éclaircissant encore, on reconnaît une maison, dos arbres verts : c'est la maison du gardien du tombeau ; le tombeau est tout proche. On se remet en route le long d*un bois de pins qui borde le chemin sur la droite ; et au même moment les dernières vapeurs disparaissent. On s'aperçoit alors que la route s*appréte à contotuner, sans presque changer son niveau , un immense amphithéâtre pour arriver à Longwood. La distance à franchir ne serait pas très-grande, s'il était possible de couper court; mais on peut voir clairement jusqu'au fond du gouij(re qui occupe tout cet espace et qui n offre que des pentes abruptes et arides, sur lesquelles quelques rai'es ajoncs semblent avoir eux-mêmes de la peine à se maintenir.

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Un petit contre-fort s avance timidement au milien de cet abîme; c*e8t entre lui et la route que se trouve le petit vallon au fond duquel est le tombeau, et qui a reçu, par la force des choses, le nom de val Napoléon. Il ne faut qn*nn instant pour arriver d^Alarm-Honse à rentrée d'une petite route qui se sépare à gaucbe de la route principale, et qui descend rapidement. Les guides font mettre pied à terre, et en s'engaçeant sur ce petit chemin, on découvre dans toute son étendue ce qui s'appelle maintenant le domaine impérial du val Napoléon.

Le terrain réservé tenant immédiatement à la tombe elle-même n'occupait et n'occupe encore qu'une faible surface ; mais le gouvernement français a acquis la totalité de la propriété qui entourait le terrain consacré , et il possède ainsi une douzaine d'hectares d'uâ seul tenant qui s'étendent sur les deux versants du vallon. Cette propriété est entourée d'une haïe vive toute jeune encore , destinée à en former la cl<^ ture définitive, et qui est provisoirement ga-

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