‹ SainteHélèneChapitre 63 sur 93 · CHAPITRE SEIZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEIZIÈME

très-roides. Entaillée dans les rochers qui de temps à autre surplombent le chemin , et bordëe du côté du vide par un petit mur en pierres sèches, cette route se développe sur un versant si escarpé que beaucoup de voyageurs se demandent comment Tidée a pu venir de cher»

cher un passage de ce côté. On aiTive cependant, après deux ou trois lacets, au commencement de cette longue rue de James -Town que Fou a vue d'en haut en sortant de la ville pour monter au tombeau : c*est la rue Haute.

Les boutiques dans cette rue sont presque toutes des boutiques d*ëpicerie ou de nouveautés, où Ton achète au détaU les marchandises de toute espèce que trois ou quatre négociants ont seuls les moyens de faire venir. Les matelots en permission à terre, les soldats et les ouvriers, trouvent dans cette longue rue un bon nombre de tavernes et pis encore. L^àspect misérable de ce quartier augmente encore quand on a dépassé la caserne, et la ville se termine brusquement à rhôpital miUtaire. La route continue

ensuite en s*élevant toujours, quoiqu'elle reste

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le long tlu coui^s d'eau; elle borde quelques maisons isolées, entourées de jardins, qui produisent les meilleurs fruits de Sainte-Hélène, et elle arrive bientôt dans une gorge étroite où deux cours d'eau se réunissent.

Celui de droite est formé par la réunion de deux ruisseaux, dont l'un provient de la cascade de Briars; la route longe un montent celui de gauche jusqu'à un petit ponceau devant lequel elle se sépare en deux. Si l'on prend à droite en franchissant le ruisseau, on est conduit par des rampes fort roides qui contournent le flanc de la montagne dans le ravin qui réunit ses eaux à celles de la cascade. Chemin faisant, on se trouve suspendu sur un sentier étroit et escarpé, au-dessus d'un gouffre profond, et visà-vis de la chute d^eau elle-même. Mais vue à une aussi petite distance la cascade perd de son intérêt, et Tattention est absorbée par les masses immenses de rochers qui entourent le spectateur et le dominent de toutes parts. Après avoir gravi quelque temps encore, et ti*aversé le ravin quei Ton côtoyait en montant, on atteint

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