‹ SaintGervais de Rouen Église et paroisseChapitre 8 sur 27 · STANCES · texte numérisé non relu

STANCES

Peuples qui souhaitez d'avoir quelque allégeance, Parmi touï^ vos malhear.s, et l'excès de vos maux;

Ven^ ici prier avec grande révérence,

Et vens seras aides de ras Frètes Jvmeanx.

Apnnez de ces Saints ta merveilteose Vie, Leur sang était illnstre, et Notables leurs ParenSf

Leur père fat Vital, leur mère Valérie, Qoi laissèrent leurs Fils dès leurs plas tendres ans.

Les jeunes orphelins, abandonnant le monde, S'enftnnènnt enfin toni 4«n dans lenr maison, Et par une tmnr qii n'eat point do seconde.

Ils vaiinèrent dix ans dans ta sainte Oialson.

11$ donnèrent leurs biens aux pauvres misérables,

Et leur<; serviteurs mirent m ç?rande liberté : Envers les adligés, ils furent pitoyables, Et diacun ressentit leur grande charité.

Mais comme reunemi de la race mortelle, Ne put sonfltir l'éetat do ces glandes .Vertus, Ce démon Icor sdsdte «ne rade querelle.

Et pour les tourmenter, il les pense abbatns.

Anastase est rinstmment de ee combat terrible,

. Cest ce cruel tyran qui leur cause la mort ; Pour gagner leurs esprits, il fait tout son possible, Uais leurs cœurs et le sien ne tombent pas d'accord.

Il tâche à les avoir par de belles paroles, Il les flate, il les prie, il lenr promet son cceur,

S'ils veulent senlement adorer ses Idoles, Et fendra & lenis Amels un immorld honneur.

Ces grands saints animés d'une force puissante,

Se mocquent du Tyran, et bravent les faux Dieux:

Ils !ui montrent qu'il est aveuglé d'ignorance,

Et qu il n'est point de Dieu, que le Maître des Gieux.

Alors ce coeur allier échauffant son courage, Éclate hautement contre ces innocens.

Et lenr Ait fenentir les elMs de sa lage, i Four aroir à ses Dtanx relM de Pencens.

Leurs corps depuis ee temps font tonjonrs des miracles. Les aYCOgles par eux reçoivent gnérison :

Qui vent donc /'tre aidé de ces divins oracles, Qa'U vienne à leur autel faire son oraison.

» Il y a indulgence plénière de la confrérie de la Charité de Saint-Gervais, en entrant dans ladite confrérie, à l'article de la mort, et le dimanche dans l'octave de saint Gervais. 11 y a indulgence de sept ans et de sept quarantaines.

Dlgitized by Gopgle

La féte de la translation de saint Gervais est le troisième , dimanche de VAvent. La féte de sRintVital et de sainte Valérie est le dernier dimanche d'avril. La féte de sainte Honorande est le deuxième dimanche de joiUet.

» Jacques Yybun, maitre m ekarehe m 4745. »

Les statuts de la confrérie de la Charité ont été renouTèlés en 4509.

En 1533, on supprima dans le diocèse de Rouen la féte de saint Gerrais et de saint Protais» mais elle ne cessa point d*étre célébrée dans les églises dont les martyrs de Milan étaient les saints patrons*

La châsse de saint Gervais, qui était de bois doré et avait la forme d^ane chapelle, dans les processions, était précédée de porteurs de croix à bannières et de chandeliers et cierges; elle était suivie par le clergé de la paroisse et par la Charité.

Il y avait au s i lans le trésor de l'église une châsse trèsancienne, de bois doré, qui renfermait des ossements de sainte Honorine, martyre et patronne de Grâville (près du Havre), parce que c'est sur son tombeau que l'église de ce village fut élevée ^. Ces reliques étaient : l'os du fémur, une partie des isles, c'est^à-^ire de la hanche, et une partie de Vos du tibia, qui furent données par les abbé et couvent de FécKtaip. Cette châsse, ornée de fruits nouveaux et de fleurs, était portée aux processions générales qui se feisùent aux Rogations.

Plusieurs personnes fort honorables, dans le but d'apporter

quelque soulaj^enieut aux maux dont la rhtsse indigente est souvent accablée, tentèrent de fomn r une société de bienfaisance. Des statuts furent retlii^os et soumis à l'autorité municipale, qui autorisa, le 14 octobre 1820, les sieurs Antoine Beux, Pierre Mazurier, Laurent Palé, Alexandre Godet et autres habitants du quartier Saint-Gervais à se réunir en

* |<'tl»bé Cochet, « Les Églises de l'errondissemeot dm HaTre, » 1. p. 81>

Société de secours mutuel, sous le nom de Saini-Gemaù, dans uij local situé dans la rue âe ce nom, n° 52, à la charge de se conformer aux réglementâ qui régissent ces sortes

d'associations.

Les statuts de cette Société ont été publiés dans une brochure de viogtp-qaatre pages.

SAINT HBUiOEI.

« La féte de saint Mellon, chômée aux temps des anciens échiquiers (ainsi l'attestaient c plusieurs saiges qui de ce tToient Teu user par cy-devant »), redevint fite du palai$, par arrêt solennel de TÉchiquier (SI octobre 1484). On crut cet honneur dû à « Monsieur saint Mellon, archevêque de Rouen, » lequel, dit Tarrêt, € avoU appofié Ut foi au diet lis» dê Bouen. » Il fut donc décidé que sa fête, < solempnizée en la grant église Nostre-Dame de Rouen, seroit aussi fêtée et soleiiipiiizcc par la Cour de 1 Escbiquier de présent et d'ores en avant, et commandé fut icelie déclaration entretenir et garder ^. »

A l'occasion d'une inondation de la Seine, Guillaume de Flavacourt, arciievéque de Bouen, iit placer (1296) les reliques de saint Mellon dans une magnifique châsse, en présence de son grand-vicaire Hugues de Bethléem.

Au zfv« siècle, un office en Thonneur de saint Mellon fut composé par un chanoine de la cathédrale nommé Gui Rabâcher 2.

Les moines de Fécamp emportèrent dans leur monastère, lors do riovasion des Anglais et des Bourguignons au iv*

siècle, toutes les reliques qui se trouvaient dans l'église de Saint-Gervats, entr autres celles de saint Mellon et de saint Thomas de Cantorbéry, qu'ils gardèrent dans la chflsse de

* Fioqact, « Histoire du Parlenent de Honnandle, » 1. 1, p. SU. ' VMd, « tforinnulle ehréUimM, » p. 140.

saint Théodore, martyr, et dont la tonne était celle d un petit coffret de cuivre émaillé. Ils emportèrent aussi un petit coffret de cristal renfermant un petit morceau de la vraie croix et du suaire de Notre Seigneur Jésua-ChriBi.

Page 1