‹ Saints et saintes de DieuChapitre 10 sur 68 · Journal du sicge, G décembre · texte numérisé non relu

Journal du sicge, G décembre

2J JEANNE l) AUl

en étiez réduits là. Et voici que. pour la seconde t'ois. Archaml>aiid de Vilkrs, doni Cernay, le> Xaintrailles partent porter à Chinon vos angoisses, vos prières et peut être votre adieu : Va dire à Sparte que nous mourons ici pr»ur ol)éir à ses lois!

On vous secourut pourtant. L'n jour, quatre [uille hommes entrèrent dans vos murs : c'était plus qu'il n'en fallait pour déblo([uer la ville et repousser l'Anglais . Un matin, vous les vites sortir pleins d'espérance par la porte Parisis: ils allaient surprendre Tennemi dans les plaines de la Beauce. a Kouvray-Saint-Denis K Le soir, vous les attendiez victorieux, triomphants, quand, à minuit passé, se pressent pèle-mèle, aux portes, des cavaliers démontés, des troupes débandées, puis des chariots lugubres chargés de morts et de mourants. Les reconnaissez- vous, ces héros ce matin si conliants, si fiers? C'est le comte de Clermont, c'est le maréchal de Boussac, c'est la Tour d'Auvergne, c'est le jeune Dunois, couverts de poussière et de sang! Et les autres? Les autres, liélas! ils ne sont plus. Et ces morts, c'est d'Albret, ce sont les deux Stuart, Jean de Nailhac. Louis de Kochechouart. .lean de Kohan, le meilleur sang de l' Ecosse et de la France.

Ah! Dieu leur devait du moins :

Ce quaijx Franf.iis naguère il ne refusait pas. Le bontieui- de mourir dans un jour de victoire!

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