Compte de commune. li^.H
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ranceî La nuit, le l)ellroi de la ville réveillait les soldats qu'allait surprendre reniiemi se glissant sous les murs, dans l'ombre et Forage ^ — Écoutez... je l'entends ici. votre beffroi, qui, là haut, de la même tour de l'Hôtel des Créneau.v, sonne en ce moment l'action de grâces de votre délivrance! — Le jour, presque chaque heure voit de nouveaux combats. A la porte Renard et à la Croix-Boisée, sur les ruines de Saint-Laurent, à la Croche Saint-Aignan, au prieuré de la Madeleine, dans les vignes de Saint-Marc et de Saint-.lean-dela-Ruelle, des rencontres meurtrières signalent votre bravoure.
Mais, hélas! elles ne signalaient pas toujours votre bonheur. Ah ! un jour vos enfants creusant ce sol héroïque, retrouveront ces armes, ces Ijoulets et « les restes de ces géants couchés dans leurs sépulcres •> ; mais voilà tuut, à peu près, ce qui restera de vous. Vous ne la sauverez pas, cette chère patrie ! Des troupes fraîches arrivent aux Anglais de tous les points à la fuis du territoire conquis, leurs bastilles vous pressent, les passages sont coupés, Tinvestissement s'achève; demain le cercle de fer vous étreindra partout. O Français d'Orléans, serez-vous les derniers Français? Un illustre assiégé, écrivait, dit-on, autrefois : • Envoyez-moi du pain, car je n'ai pas mangé, une éponge pour essuyer mon sang, une lyre pour chanter et consoler mes d'iuleurs. » Vous