U SAINT GREGOIRE DE NAZIANZE
le roc les inébranlal)les assises de la vérité éternelle'.
Elles sont ébranlées de ne s jours. Sur ce terrain des Lettres sacrées, et de l'histoire religieuse, des abîmes se sont creusés entre cette antique vérité et la pensée moderne. Pour beaucoup, la tradition dont les Pères étaient les canaux, se trouve rompue, semblable à ces aqueducs de la campagne romaine, qui, brisés eu vingt endroits, ne portent plus que de la poussière sur leurs arches en ruine, parce qu'ils ont cessé de communiquer d'une part avec la montagne où se cache la source vive, et de l'autre avec les collines de la cité sainte. Pienouons la chaîne ; rétablissons le courant, et que la vérité y passe sans déperdition, ni interruption. La Patiistique fera cette œuvre.
Orientons nous d'abord dans notre quatrième siècle.
Vous n'ignorez pas. Messieurs, que l'époque où je vais avoir l'honneur de vous faire vivre est une des gratides époques dont le Christianisme ait doté l'humanité. C'est le privilège de l'Église d'enfanter de grands siècles. On en compte trois principaux; et vous observerez d'abord que tuus trois sont engendrés dans les mêmes conditions et selon la même loi. la loi de la douleur. Grégoire de Nazianze raconte ({u'au matin de la résurrection de Jésus-Christ, le ciel qui, à l'heure de sa mort,
1. Jerern.,\\\i, is : El rnons dornûs Dei. in excelsa -ylvarum ;U1., Mich., iir, 12;.