VIII PRÉFACE
donner ses enfants a la charité publique. C'est bien assez, qu'après nous, il doit en être ainsi. Prenons l'avance. » L'avance que j'ai prise ici sur la critique doutre-tombe a été de procéder moimême a une re vision attentive, quoique discrète, de cette œuvre oratoire, en vue de plus de clarté et de vérité, en m'y conformant à la règle qui commande d'ajouter rarement, de retrancher souvent, ainsi qu'il nous est conseillé par le progrès du goût avec celui de l'âge. Quant à établir entre ces discours, très différents de date et de sujet, une coordination logique, qui eût été forcément factice et artificielle, je n'ai pu y penser. Ils se suivront donc ici comme ils sont venus, à leur tour, chronologiquement, sans autre ordre que celui des solennités qui les ont provoqués et des années qui les ont vu naître.
S'il est toutefois une idée générale qui préside à cet ensemble, et qui relie entre elles toutes les pièces de ce recueil, c'est naturellement celle de la sainteté dont chacune de ces augustes personnalités présente une face distincte. La philosophie athée et matérialiste de notre temps s'est forgé, elle aussi, un type idéal et abstrait de perfection humaine, fait de vertus purement natu-