‹ Saints et saintes de DieuChapitre 20 sur 68 · SAINT GREGOIRE DE NAZIANZE · texte numérisé non relu

SAINT GREGOIRE DE NAZIANZE

les deux mains clans les siennes, les enveloppa dans les feuillets de la sainte Écriture, en lui faisant jurer fidélité et docilité, pour sa vie entière, à la doctrine du Verbe!

C'est de là que partait, pour sa profession de médecin, à Constantinople dont la cour l'appelait, son frère Césaire, Thomme de science, l'homme de foi. qui là. dans une conférence publique, triomphait de l'impériale impiété de Julien, et faisait triompher Jésus-Christ avec lui. Je vous en ferai souvenir, l'heure venue, chers docteurs-médecins de demain.

C'est là aussi, à ce foyer, que la foi aux di\ins mystères de l'autel trouve le plus éclatant et étonnant témoignage dans l'ardente et familière confiance de sa sœur Gorgonie arrachant à la présence réelle du Seigneur un de ces miracles qui reportent à ceux de l'Évangile'.

Nous commencerons donc par nous asseoir à ce foyer, où préside un père qui deviendra un évêque, une mère qui est un apôtre; où Grégoire

1. Dans VOrciison funèbre de sa sœur (0pp.. t. II, p. 229, n" xviii; Grégoire rapporte que Gorgonie aux prises avec une maladie violente et extraordinaire, tenue pour irrémédiable, « lit, une nuit, l'effort de se lever et de se traîner au pied d'un autel domestique^ où elle se prosterna avec foi, invoquant Jésus-Christ par tous les noms que lui suggère son amour, et lui rappelant toutes les merveilles de sa miséricorde dans 1 Évangile. Puis, un saint transport lui permettant de tout oser, elle veut imiter l'Iiémorroïsse qui a été guérie en touchant seulement le bord de la robe du Christ. Alors posant sur l'autel sa tête endolorie, elle déclare en pleurant qu'elle ne se retirera pas qu'elle n'ait obtenu sa guérison. Puis de sa main elle prend le trésor des mystères du corps et du sang adorable. Aussitôt elle sent qu'elle est guérie; et soulagée de corps, joyeuse d'esprit, elle se retire.

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