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à y déposer son épôe et son armure, mais il y déposa un cœur déjà possédé par l'amour de Jésus-Christ et dévoré de l'ardeur de faire quelque chose pour Lui. Ses premiers vœux suivirent de près : c'était une consécration à la vie, à la mort.
Mais un autre noviciat attendait le père Glaver, uû autre maître des novices lui était réseiTé. Mes très chers Frères, écoutez : nous sommes ici en présence d'un de ces phénomènes dont l'esprit de l'Évangile possède seul le secret.
Au collège de Mayorque, ou Pierre est envoyé pour ses études de philosophie, il y a un Frère coadjuteur qui en garde la porte depuis trente ans bientôt. Il se nomme Alplionse Rodriguez. Tel est le maître spirituel que Jésus-Clirist destine à Tapôtre des nègres. 11 est vrai que ce Frère portier est un saint éminent. Le discours éloquent qui vous a tenus si attenti's, si charmés et si édifiés, avanthier, vous Ta assez fait connaître. Pierre le sait : il en a été prévenu surnaturellement; et voilà pourquoi, dès le premier instant de leur rencontre, vous voyez ces deux hommes se reconnaître et se jeter aux genoux, puis dans les bras l'un de l'autre. Admirable spectacle fait pour le regard des anges! Indissoluble alliance que TÉglise ellemême a voulu consacrer en leur décernant à tous deux les mêmes honneurs dans les mêmes journées, et en les faisant monter ensemble sur les autels!
Inetlables amitiés qui ne sont plus de la terre ! Qui nous dira les entretiens qu'ils avaient chaque
jour sur l'unique amour et sur Tunique afl'aire ? Qui nous les racontera?... '< 0 Père, a dit le Seigneur, o Père, je vous rends grâces de ce que sous avez caché vos mystères aux superJ)es pour les révéler aux petits î »
C'est auprès du Frère portier du collège, c'est de sa parole, de son exemple, que Pierre apprit et retint cette maxime fondamentale de la vie spirituelle : « Plus riiomme mourra à lui-même, plus il vivra de Dieu. )> Quand un homme en est là de sa préparation au service de Dieu, c'est le navire avec son lest, sa boussole, sa cargaison, son armement, ses ancres, son foyer intérieur, et ses voiles déployées à tous les vents du ciel. Il na plus qu'à attendre le signal d'en haut : l'heure est venue de partir.
Aussi bien déjà la route et le but étaient montrés. Le Frère Aphonse racontait que son ange gardien lui avait fait voir au ciel un trône très élevé, destiné au conquérant d'une multitude d'âmes dans les Indes occidentales. « Et ce conquérant quel sera-t-il? — (^e sera ton disciple Claver », lui répondit l'ange de Dieu. A quelque temps do là, Claver, se rendant à Barcelone pour ses études théologiques, sollicitait d'être envoyé dans les Indes espagnoles. Au bout de deux ans, il l'obtint : «Je ne veux pas résister à la volonté divine, lui écrivit sou supérieur, et je ne puis plus tarder à combler vos vœux... Je prie Dieu de vous bénir... Puisse-t il diriger toutes vos actions et tous vos travaux, à sa plus grande gloire! » Ce jour-là,
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23 janvier 1610, pendant que Claver lisait et relisait cette lettre, à deux genoux, en la couvrant de ses larmes, ce jour-là les noirs de rAmérique équatoriale durent tressaillir d'espérance dans leurs cases : un sauveur leur était donné.
Sur le rivage oriental de la mer des Antilles, proche de l'isthme de Panama, presque à la pointe supérieure de l'Amérique du Sud, au-dessus de cette vaste région qui a retrouvé son nom patronymique de Colombie, et qui comprend ces républiques espagnoles si agitées, qu'ont illustrées les deux noms si diversement célèl^res de Bolivar et de Garcia iMoreno, s'ouvre le port et se dresse la ville de Carthagène. C'est là que Pierre Claver, après quelques stations rapides sur d'autres points, avait été envoyé définitivement.
Comme vous le devinez. Messieurs, la Compagnie de Jésus n'avait pas attendu la fin du xvi^ siècle pour établir ses missions dans l'Amérique méridionale. Le Brésil, le Pérou, le Mexique, le Chili, la Colombie avaient reçu successivement ses résidences et ses collèges. Et, tandis que ces établissements s'échelonnaient sur la Cordillère des Andes, les missionnaires s'enfonçaient à l'intérieur, dans les Pampas, pour évangéliser les Indiens. On sait les merveilles qu'ils enfantèrent sur le littoral opposé de l'Océan, dans leurs Réductions du Para-
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guay et de l'Uruguay. Déjà ils en étaient payés par l'honneur suprême, le martyre. Les pères Luis Lopez et Urrea sur terre, le père Ignace d'Avezedo et ses compagnons sur mer, livraient bravement leurs vies en héros et en saints. Mais c'est un autre genre de martyre, un autre genre d'héroïsme que vous allez voir apparaître avec Claver sur ces brûlants rivages.
Carthagène était une sentine. De même que son port était l'entrepôt admirablement placé de tout le commerce des Antilles et des deux Amériques, de même la ville était le marché où tout était à vendre : les choses, les personnes, les biens et les consciences. Et quel trafic, grand Dieu !
Mais de tous ces commerces celui qui s'étalait comme une plaie à la fois purulente et sanglante, c'était celui des esclaves. Il existe, Messieurs, dans la famille humaine une race déshéritée entre toutes les races : c'est la race des noirs. Lorsque l'homme blanc considère le type à peine humain de ces êtres inférieurs, leur type intellectuel et moral surtout, il se prend d'un sentiment pénible, humilié, qui ne devrait être chez le chrétien qu'un sentiment de compassion. Puis alors, remontant à la genèse des peuples, il se rappelle que les Livres saints assignent à cette race pour père un grand coupable, et pour origine de son abaissement une malédiction tombée sur un front sans pudeur.
C'était au christianisme de les baptiser de cette faute, de les racheter de cette infortune, en les
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relevant entre les bras de Jésus-Christ venu pour tous et Hédompteur de tous. Et que de fois, depuis Pie II et Urbain VJIl jusqu'à Grégoire XVI et Léon XIlï, les papes n'ont-ils pas élevé leui* voix en faveur de ces opprimés, devant les peuples et les rois! Mais jusqu'alors cette voix n'était tombée que dans des << oreilles bouchées par les épines », comme l'Évangile appelle la convoitise des richesses. L'homme «'tait devenu une marchandise pour l'homme. Cruauté et lubricité trouvaient leur compte à ce trafic; et de tous les navires où s'entassaient ces troupeaux humains, de tous ces marchés où se débitait ce bétail, une voLx, une voix vengeresse, une voix divine sortait qui criait comme autrefois au premier homicide : *' Caïn! Caïn! qu'as-tu fait de ton frère? »
De dix à douze mille nègres africains étaient débarqués annuellement dans le port de Carthagène. Dès la première rencontre qu'il fit de ces malheureux sur le navire qui le transportait luimême en Amérique, Pierre Claver comprit sa mission. Naguère, le jour de ses premiers vœux à Barcelone, il s'était fait par serment esclave volontaire de Dieu, en entrant dans la Compa,i:nie de Jésus. Bientôt, le jour de sa profession religieuse à Carthagène, il se constitue, par serment. « Esclave des ivnrs (jour toujours ». Or vous allez voir quel service ce fut, ou plutôt quel asservissement que le sien I
« Combien croyez-vous avoir baptisé de nègres, dans votre vie? lui demandera-t-on un jour. — Je
crois, répondit-il, en avoir baptisé plus de trois cent mille. » On estime que le nombre total en dt'passa quatre cent mille. Mais voyons-le à l'o'uvre.
Dès qu'un navire chargé de nègres — un négrier comme il s'appelle — est en vue dans le port, le père Claver est là qui les attend comme un tendre père ses enfants, avec des présents, — j'allais dire des gâteries, — de tout genre, biscuits, conserves, tabac, rafraîchissements, remèdes, « car il faut, disait-il. leur parler par la main avant de leur parler par les lèvres )>. Pendant que le navire atterrit, Claver agenouillé sur le quai prie le Ciel pour la riche cargaison d'àmes qui lui est envoyée. Puis descendant à la cale, où s'entassent ces malheureux, il leur prend les mains, baise leurs chaînes. Effrayés, tremblants, il les rassure; malades, il les soigne : ils ont des enfants nouveaunés, il les Ijaptise. C'est lui encore qui à terre, se charge des infirmes, leur trouve des charrettes, les soutient sur ses bras; et c'est avec ce cortège que cet étrange triomphateur entre dans Carthagène.
On parle beaucoup aujourd'hui de Tafiranchissement des esclaves : l'Église y pense et y pourvoit; mais ce n'était pas encore la question à l'ordre du jour, du temps de Claver, ni son affaire. Son affaire à lui est celle du salut de ces âmes individuellement; car chacun de ces dégénérés a une âme, laquelle lui est apparue régénérée dans le sang rédempteur de .Jésus-Christ. Alors le religieux s'est pris pour elle d'une passion surhu-
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niaine, qui va le rendre capable de toutes les folies de Tamour. C'est la fille de son Roi, il faut qu'il la remette en son royal héritage. Qu'importent la misère, la honte, Tobscurité, l'abjection dans laquelle est ensevelie cette princesse : rien ne le rebutera, il descendra jusqu'à l'ignominie de son cachot pour l'élever jusqu'à la dignité de son rang, et il n'aura plus de repos qu'il ne l'ait délivrée, réintégrée, introduite dans le royaume paternel.
Considérons d'abord l'illumination de cette à me ; le catéchisme des nègres. — Son bâton à la main, un sac sur ses épaules, le crucifia sur sa poitrine, le père Claver descend chaque jour dans les cases où, soit par lui-même, soit par interprètes, plus encore par signes ou à laide d'images peintes, sa parole essaie de se faire comprendre en ces multiples dialectes de l'Afrique noire. Qu'il y faut de temps, de redites, d'aide de Dieu surtout! Mais voici qu'enfin l'esprit s'est éveillé, le cœur a été touché; le rayon a brillé, l'étincelle s'est allumée. xMille mains à la fois font le signe de la croix, mille bouches poussent un même cri : (' Jésus-Christ! Jésus-Christ! Moi vous aime beaucoup; moi bien fâché d'avoir fait mal à vous! » C'est la charité, c'est la contrition. Et le père Claver exulte, et le ciel s'ouvre sur ces têtes, et le baptême y descend avec toutes ses grâces du temps et toutes les promesses de l'éternité. C'est un lever de soleil.
La conversion, la moralisatiou des nègres : c'est une plus grande tâche. — Plus de conscience chez
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eux : il n'y a plus là que l'instinct : celui de la bête immonde et de la bête féroce. Qui la domptera? Claver fait parler la voix de la terreur : celle des jugements de Dieu. Il y en a qui blasphèment : « Eh! qui donc es-tu, misérable, pour l'attaquer au Ciel et outrager ainsi la divine majesté ? » Il y en a qui s'enivrent : « Es-tu une bète ou un homme, toi qui te vautres ainsi dans ranimalité? • Il y en a qui se plongent dans des débauches abjectes : « Prends garde, Dieu compte tes péchés. Le premier que tu commettras sera le dernier, peutêtre! " Il y en a qui ont vieilli dans le vice et qui s'y obstinent : « Ta maison va tomber en ruine, étaye-la, repens-toi! » Il avertit, il menace, il conjure. Même parfois point n'est besoin qu'il parle : son apparition seule met en fuite le péché et le pécheur : <( Va-t'en! Va-t'en! disait une négresse à son tentateur infâme: ne vois-tu pas le père Claver qui vient? » C'était comme leur conscience extérieure que ce prêtre.
Le ministère de la conièssioii des nègres est le travail de chaque jour, et pour le confesseur le supplice de tous les sens. Pour le comprendre, mes Frères, ilfaudrait savoir ce qu'est l'atmosphère ambiante des nègres, la chaleur des tropiques, la piqûre des moustiques ; et cela durant huit heures de séance consécutives chaque jour! Ilfaudrait avoir vu Claver tomber évanoui à terre: puis à peine ranimé, une compresse sur son front brûlant, se faire ramener, comment dirai-je? cà son siège ou à sa croix? Mais lorsqu'après un carême passé
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dans de tels labeurs, consumé, exténué, il pouvait se dire devant Dieu qu'il avait à lui seul confessô et communié plus de cinq mille nègres: quand, le jour de la communion générale, il les conduisait, et parfois les soutenait lui-même à la table Eucharistique, que Jésus-Christ était à eux et qu'ils étaient à Jésus-Christ; alors, chrétiens, c'étaient des actions de grâces, des larmes, des jubilations sans fin. C'étaient de ces délices ineffables qui faisaient dire à Xavier : a C'en est trop, Seigneur, c'en est trop! >^ Il n'y a que les saints pour les comprendre et que Dieu pour les donner !
Et l'agonie des nègres, le dernier sacrifice. — Car elles tombent sans nombre ces victimes de la misère et de la brutalité. Or, qui donc, dans cette extrémité, accourt le premier près d'eux, ;« toute heure, où qu'ils soient? Qui est là, près de leur natte, ou de leur paille fétide, soulevant leur tête, essuyant leur front, leur présentant la nourriture ou le breuvage? Est-ce un père, est-ce uin mère? Qui donc panse leurs plaies, y applique les remèdes? Est-ce un médecin, un infirmier? C'est tout cela ; et de plus c'est un prêtre de Dieu qui leur parle de Dieu : « Prends courage, mon fils, prends cr>urage, ma fille! Voici ton Jésus qui vient au-devant de toil .> Et quand l'âme est partie, Claver la suit encore de sa pensée, de ses prières; il monte pour elle à l'autel, ne pouvant monter avec elle ver-s le ciel.
« Le Bon Pasteur donne sa vie pour ses brebis,
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dit leSei,i:neur: il connaît chacune de ses brebis par son nom, et ses brebis le connaissent, et elles le suivent », est-il écrit. C'est l'attraction de l'amour : c'était le charme vainqueur qu'on attribuait à cet homme. Il les aimait; et eux le savaient bien, quand ils le voyaient, des heures entières, se tenir en mendiant sur la place publique, pour recueillir les aumônes qu'il allait leur distribuer. Ils savaient qu'il les aimait, cet homme qui les défondait contre la brutalité de leurs maîtres: qui défendait leurs corps, se jetant parfois au-devant du fouet qui les ensang^lantait : qui défendait leurs âmes contre des violences bien autrement honteuses et meurtrières : « Maître, votre domaine ne s'étend pas jusqu'aux âmes; vous en répondrez devant Dieu. » Ils voyaient qu'il les aimait, cet homme qui descendait dans les indescriptibles prisons où on les enchaînait, et leur disait doucement : « Dieu m'est témoin, mes enfants, que volontiers je demeurerais en prison avec vous, pour adoucir vos soufïrances. ■ Et comment ne l'eussent-ils pas aimé quand ils le voyaient braver tout, les contagions, les infections, les plaies, la vermine?... •le m'arrête : votre délicatesse ne serait pas capable d'entendre ce que sa charité a été capable de taire. Etonnez-vous seulement, après cela, que cette multitude se prosternât sur son passage, pour baiser seulement le bas de son pauvre vêtement! C'était « le bon Père ! «
Un père : chacun s'en rendait bien compte, par exemple le jour cruel ou on lui arrachait ses enfants,
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vendus à Carthagène pour de là être envoyés, dispersés parmi les plantations du continent et des îles. Ce jour-là, Claver était avec eux sur le port d'embarquement, les exhortant, les bénissant, les eml)rassant, les recommandant à la charité des chefs ; et au départ leur envoyant encore son paternel adieu par des sisnes de tendresse. Là, élevant son crucifix, il leur donnait une suprême bénédiction, et il ne les quittait du regard que lorsque les mâtures se dérobaient sous l'horizon. Alors, le cœur navré, il allait se consoler devant le Saint Sacrement, en pleurant et en priant pour ceux qu'il ne reverrait plus. A la garde de Dieu!
Comment vous dire maintenant que ce ministère des nègres n'était cependant qu'une moitié de son ministère? Que le même héroïsme de charité se prodiguait à d'autres et nombreuses infortunes, avec les mêmes prodiges, dans les hôpitaux, dans les léproseries? Qu'il exerçait la même mission d'apôtre et de convertisseur auprès des apostats, des pécheurs publics, des héréliques, des musulmans, des condamnés à mort?... Ne craignez pas toutefois que je recommence le tableau de cet apostolat, pour merveilleux quil soit. Qu'il me suffise de vous dire qu'il n'était pas une misère qui ne touchât ce grand cœur.
Mais j'ai encore à vous dire que, dans sa vie intérieure, c'était un cœur immolé, à l'amour de Jésus crucifié, auquel en retour nous allons le voir offrir en sacrifice son corps, l'honneur du monde, et
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enfin sa vie dans rinfirmité et Timpuissance, jusqu'au dernier soupir.
Pierre Claver fut un des grands pénitents de la Compagnie de Jésus. C'est un de ces sublimes « fous d'amour », comme le Père Lacordaire dit de François d'Assise, fous de cette folie de la croix qui est la sagesse des saints. Il porte amoureusement imprimée dans sa chair les stigmates de la divine Victime du Calvaire, « la réduisant en servitude ». comme s'exprime TApôtre, et en faisant cette Hostie vivante, perpétuellement ofiPerte pour son péché et le péché des hommes.
Je ne déploierai pas à vos yeux ce spectacle, qu'il y dérobait d'ailleurs. Je ne vous rendrai pas témoins de ces flagellations par lesquelles il domptait ses dégoûts et ses répugnances, forçant ce corps rebelle à venir baiser ce qu'il ne pouvait seulement approcber tout à l'heure. Pour lit de repos une natte ou une rude peau de bœuf; pour linge la laine la plus grossière ; sur sa chair un cilice ; pour vêtement l'épais sarreau de toile porté par les nègres ; pour aliment ordinaire quelques patates vrillées, de l'eau et un peu de riz. Lui, si doux pour tout le monde, sarme contre sa chair rebelle de cordes, de menottes, de pointes aiguës dont un de ses frères surprit un jour le secret; et en riant : .. Qu'est-ce ceci, mon Père, et jusqu'à quand l'àne sera-t-il ainsi attaché? — Jusqu'à la mort, ré-