SAINT LOUIS DE GONZAGUE
réciter avec lui le Te Deiim d'actions de grâces, car il allait mourir. Le crucifix le consolait de tout. La visite de Notre-Seigneur Jésus-Christ dans son Eucharistie le combla des joies anticipées de rÉternité bienheureuse. Puis, ayant fait tous ses adieux : « Je m'en vais au ciel! » dil-il. Et il s'y envola dans la nuit du 20 au 21 juin 1591 , le vendredi après l'octave du Très Saint-Sacrement, au même jour auquel l'Église a placé depuis la fête du Sacré-Cœur de ce Jésus que Gonzague avait tant aimé. Il n'avait que vingt-trois ans.
J'ai dit la fm de son combat. Le vôtre commence, Messieurs, et c'est pour le soutenir et en sortir vainqueurs que je vous demande en finissant de n'êlre pas seulement une jeunesse fervente, mais d'être une jeunesse vaillante au service de Dieu, de l'Église , de la patrie et des âmes.
On a dit qu'en temps de siège tout citoyen est soldat. Eh bien I l'Église catholique est assiégée aujourd'hui : elle est assiégée comme cette ville de Béthulie dont Tennemi avait coupé les aqueducs pour la faire mourir de soif. Or il est raconté qu'en même temps que Dieu délivrait Béthulie par un miracle, la jeunesse d'alors la sauvait par sa vaillance : « Chaque région, chaque ville, est-il rapporté, envoya contre l'ennemi une jeunesse d'élite, une jeunesse armée : Omnis regio omnisque urbs eleciam juventulem, armalam misiL » C'est aussi à toute la région que je m'adresse ici, à la Flandre et à l'Artois, c'est-à-dire à tout le pays des antiques croisades. C'est à toutes et à