LA JEUNESSE CATHOLIQUE
chacune de nos villes représentées ici, que je me plaisà appliquerce souvenir biblique. Est-ce qu'en effet, Messieurs, vous n'êtes pas vous aussi la jeunesse, juventutem, c'est-à-dire l'ardeur, Taction, la puissance, Tavenir? Est-ce que vous n'êtes pas une élite, electam, par votre éducation, par votre instruction, par vos convictions? Est-ce que vous n'avez pas en main des armes invincibles, arma- /fl'?/?^ l'exemple, la parole, l'action, la charité, les bonnes œuvres? Ah! je ne vous demande pas, comme à Louis de Gonzague, de quitter la maison de votre père, et de fouler aux pieds des couronnes princières; mais je vous demande de ne pas mettre les faux biens dici-bas au-dessus du bien suprême, de ne pas mettre la jouissance au-dessus du sacrifice.
Et tenez : si vous le permettez, je ferai un pas de plus. C'est jusqu'au sanctuaire intime de votre âme que je le pénétrerai; c'est jusque dans le mystère de votre destinée que je plongerai le regard. Et, me tournant vers vous, et m'adressant à vous, non à tous sans doute, mais à ceux qui ont entendu dans leur conscience cette voix de Dieu qui s'appelle excellemment la vocation, la vocation sacerdotale, la vocation religieuse, je les supplierai de ne pas endurcir leur cœur.
Ce n'est pas de renoncer à des marquisats qui vous est demandé, comme à Louis de Gonzague, mais de vous enrôler dans la milice dont le roi Jésus est le chef et dont le ciel est la solde. « Si donc, mes jeunes frères, vousdirai-je avec un prêtre de