‹ Saints et saintes de DieuChapitre 55 sur 68 · LE MAUTVIŒ DU CŒUR · texte numérisé non relu

LE MAUTVIŒ DU CŒUR

sacrilège occupation de Home. Il proteste, il s'indigne, il prophétise, disant : « Non, leur Home- République est un vain mensonge des Gâtons et des Brutiis de nos jours. Attendez : Home aura faim et soif de son Père, et elle le rappellera! ) Amour ardent, mais amour souffrant : avais-je raison de vous le dire? Il est si dur de vivre au sein d'une patrie abaissée, d'une Église écrasée: ne le savonsnous pas? Mais amour transfiguré, et souffrance consolée par Fespérance d'une autre patrie, cette cité sainte, éternelle, où ne montent ni les larmes, ni le sang, ni la mort. Il écrit à son frère : (> Tous les pays sont bons, pourvu qu'on y puisse servir Dieu. Notre vraie patrie c'est le ciel, et l'on peut y arriver de tous les pays du monde. » Il a jeté sa souffrance dans le brasier de la divine charité. Et voyez comme l'encens s'en exhale vers le ciel! Et sa famille : cette bonne et chrétienne famille de quinze enfants, de laquelle il écrivait : a Quoique mon corps soit à six mille lieues de vous, mon cœur en est très proche. » Et en particulier cette sœur carmélite, Anne-Constance, et ce frère chartreux, François, tous deux unis à lui par les liens de la nature et ceux de la religion? Les voilà chassés de leurs couvents, et menacés de mort par la Hévolution, plus violente qu'ailleurs à Grenoble d'où elle est partie. Mais lui, là-bas, en Chine, que sait-il de leur sort? « Au sein de ce bouleversement presque général de l'Europe, qu'êtes- von s devenus? écrit-il, où sont mes frères? où sont mes sœurs? » C'est le cri de ses lettres. Son frère le

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