II IO
Gomme en France et en Belgique, l'augmentation des salaires agricoles paraît avoir été plus rapide de i85o à 1881 que depuis 1881.
Dune enquête faite par le Board of Trade sur les salaires industriels à l'occasion de l'exposition de Saint- Louis (Etats-Unis), est résultée l'échelle des nombresindices suivants4 :
1. D'après Sir Giffer, le salaire hebdomadaire en Angleterre a augmenté dans des proportions très diverses de i853 à i883 : dei5o p.ioo pour les tisseurs de Bradford, de a^p. ioo pour les maçons de Manchester. Pendant cette période le prix des vivres a peu augmenté, la consommation par tète, au contraire, beaucoup.
a. M. Bowley et M. Fox ont trouvé à peu près les mêmes movennes.
3, Le calcul a été fait sur le salaire dans 63 fermes. En Ecosse, le salaire de 1900 étant représenté par 100, le nombre-indice n'est que de ôo en Ecosse et de 56 en Irlande ; le taux d'accroissement a donc été plus grand qu'en Angleterre.
'1. Elle estpuhliée depuis l'année 1874 dans le Twslfl abstract of Labour
l/|0 SALARIAT ET SALAIRES
igo4. . .
La baisse de 1901 à 1905 est due surtout aux ouvriers des mines de houille, qui de l'indice 100 sont tombés à 81,2 en 1906, mais se sont relevés à 96,2 en 1907. Les variations d'une année à l'autre dépendent en grande partie de l'activité ou de la langueur de chaque industrie. Ainsi les ouvriers du coton, du lin et du jute ont eu des salaires très élevés de 187.4 à 1877 (nombreindice 106,7 * 102,2), puis sont tombés à 88 en 1879 et sont restés entre 90 et 96 jusqu'en 1898 ; leur indice en 1906 s'était de nouveau élevé à 106,2.
La construction des navires en fer et en acier, industrie très développée en Angleterre et en Ecosse, est un autre exemple de ce genre. Le nombre-indice du salaire de ses ouvriers, qui était de 68 en i85o, s'est élevé à 76 en*i855; puis après une baisse, de 1 858 à 1860, a haussé rapidement de 1870 à 1879, baissé de 1879 a 1887, et est monté à 100 en 1900.
Il y a eu baisse à peu près générale pendant les périodes de dépression économique (1868, 1876, 1879, 1885-86, 1893-95, 1908). De 1875 à 1886 les salaires, dit un écrivain anglais, « retombèrent dans certaines professions aussi bas qu'ils étaient avant l'ère de prospérité. 0 II y a eu au contraire hausse dans les périodes d'activité, par exemple en 1872-7/4, en 1881, en 1889-90, eu 1899-1900.
slatistics. Le nombre -indice pour les ouvriers du bâtiment a été 81,1 en 1874 et ioo en 1907, pour ceux des industries du coton 106,6 et 108,9, pour les mineurs 88,9 et 96.3.
SALAIRES A l'ÉTRANGER 1 4y
Le salaire d'un manouvrier de l'industrie (wishilled laborer) varie aujourd'hui en Angleterre de 18 à 34 schellings par semaine.
Les syndicats ouvriers, « Trade Unions », ont fourni à M. Bowley des chiffres qui indiquent une progression moindre. Ainsi l'importante Amalgamated Society of Engineers a donné comme salaire hebdomadaire de sa profession :
Maximum. ... 34 sch. 36 sch. 38 sch. Minimum. ... 18 2/1 26
La Friendly Society of Iron founders a donné :
29 sch. 3i sch. 6 d. 35 sch.
D'une étude faite récemment en Angleterre (Journal of the Royal siatisiical Society, sept. 1908) il résulte que le nombre-indice du salaire des servantes à Londres était 42 en 1826, 60 en 1860, 100 en 1900, tandis que celui des ouvriers était 60 en 1826, 72 en 1860 et 100 en 1900. D'après les annonces du Times, une cuisinière à Londres était payée i5 £ par an en 1848-1862, 28 £ 10 sch. en i883 et 25 £ en 1907 ; une bonne à tout faire 11 £, 18 £ 8 sch. et 19 £ 10 sch. Le salaire des domestiques semble avoir plus augmenté que celui des ouvriers.
Les femmes sont, en général, bien moins payées que les hommes en Angleterre, comme dans les autres pays. On estime que la journée de l'ouvrière non qualifiée
(unsldlled) est à peu près moitié moindre que celle de l'ouvrier ; mais dans beaucoup de métiers qui exigent un apprentissage, le salaire féminin équivaut, à travail égal, aux deux tiers du salaire de l'homme. Les femmes gagnent comme typographes 23 sch. par semaine à Londres ; 22 sch. 18 d. à Glasgow ; à Bradford, dans la lilature et le peignage de la laine, 10 à i3 sch. ; dans le tissage de la laine, métier dur. elles peuvent atteindre 17 sch. On ne cite que les manufactures de coton du Lancashire où, à travail égal, elles aient le même salaire que les hommes1. 11 y a peu de femmes affiliées à un syndicat; cependant on a observé que celles qui l'étaient avaient, dans certaines professions au moins comme celle de piqueuses de bottines, un plus fort salaire que celles qui ne l'étaient pas.
En Allemagne, une commission anglaise a relevé les moyennes de quelques salaires hebdomadaires en octobre 1900. Ceux des maçons et charpentiers étaient de 26 sch. 11 d. à 3i sch. 3 d.; ceux des manœuvres du bâtiment de 19 sch. 6 d. à if\ sch. ; ceux des mouleurs de 3o à 34 sch.; ceux des forgerons de 28 sch. 6 d. à 33 sch. ; ceux des ouvriers de l'imprimerie étaient de 24 sch. 65 d. à 25 sch. 11 d. Le niveau général du salaire s'est très notablement élevé depuis une quarantaine d'années, si l'on en juge par quelques exemples connus, comme le gain annuel des mineurs en Saxe qui équivalait
1. Les l'enimes y l'ont partie de mêmes syndicats que les hommes.
SALAIRES A L'ÉTRANGER I ^Q
à 93o francs en 1869 et à 1.088 en 1880, et des mineurs (ouvriers du fond) en Prusse qui équivalait à 900 francs en 1888 et à 1.229 en x^99 ou par celui des journaliers en Wurttembergqui, de 2 fr. 85 en f885, a passe à 3 fr. 00 en 1896.
Aux Etats-Unis *, les ccnsus décennaux donnent, d'après le montant des salaires payés dans le cours de l'année, une estimation, plus ou moins proche de la réalité, du gain moyen annuel des ouvriers :
1800 2^7 dollars.
Le salaire, malgré des baisses accidentelles, aurait donc en somme, d'après ce document, augmenté de 79 p. 100 depuis i85o.
D'après le rapport du sénateur Aldrich (statistique dressée par M. Falkner), le nombre-indice du salaire aurait passé de 100 en 1860 à i58,9 en 1890. Suivant le Commissaire du travail à Washington, cette progression aurait même été de 100 p. 100 de i85o à 1898. Enfin, d'après les relevés et les calculs du Dépar-
1 . Le salaire industriel dans les villes était déjà très élevé relativement au salaire européen dans la première moitié du xix° siècle ; ainsi, en i8a5, un maçon gagnait par jour i dollar iq cents à i d. 5o c.
tement du travail, on peut exprimer les variations et
proj
par
les nombres-indices suivants
. 97,2 (ou 98,4 ou 98,3) ».
. io3,4 (ou io4,i ou io5,5).
En prenant la moyenne de salaire à l'heure de 1896 1899 comme base représentée par 100, le Départe ment du travail a calculé les nombres-indices suivants :
ioo,3
ioo,3
ioô,5
C'est depuis 1898 que l'accroissement s'est manifesté et il a été considérable (28,8 p. 100) dans la dernière décade. Mais il a été suivi, après la crise de 1907. d'une réduction dont le taux n'est pas encore connu. Cet accroissement est dû à une demande beaucoup plus grande de travail2.
1 . Voir pour les divers relevés Questions ouvrières et industrielles sous la troisième République, par E. Levasseur, p. 5g5. D'après Y Interstate commerce Commission, les salaires des ouvriers et employés de chemins de fer ont augmenté, de 1897 d 19°7> de 2 P I0° (ouvriers des stations) à 28,7 (mécaniciens) ; l'augmentation moyenne est d'environ 20 p. 100.
2. Le nombre des ouvriers et employés a augmenté de 44 p. 100 de 189G à 1907.
SALAIRES A t, ETRANGER 10 1
Voici le salaire à l'heure dans quelques industries : compositeurs d'imprimerie hommes, 29 cents dans le Sud-atlantique, 38 dans l'Ouest; femmes, 29 dans le Nord; linotypistes hommes, 38 cents dans le Sud-atlanli que et 45 dans l'Ouest ; linotypistes de journaux, 56 cents dans le Nord-atlantique et 38 dans l'Ouest ; tailleurs de pierre, [\\ dans le Nord-atlantique et 56 dans l'Ouest ; briquetiers, 54 cents dans le Nord-atlantique et 69 dans l'Ouest ; forgerons, 20 cents dans le Nord-atlantique et 3 9 dans l'Ouest ; manœuvres, i5 dans le Nord-atlantique et i5 dans l'Ouest; industrie du coton, hommes, i5à 20c, et femmes, ioà i3 dans le Nord-atlantique ; hommes, 6 à i3, et femmes, 6 à 9 dans le Sud atlantique. Si l'on traduit ces salaires en francs, on trouve que, la journée étant de dix heures, ils correspondent à une somme variant pour les hommes de 3 fr. 12, salaire exceptionnellement bas (coton, Sud-atlantique), à 35 fr. 28 (briquetiers, Ouest) et pour les femmes de 3 fr. 12 (coton, Sud-atlantique) à i5 fr. 10 (imprimeries, Nord-atlantique). Quand on examine la série entière, on trouve que dans certains métiers, par exemple celui de compositeur d'imprimerie, le salaire des femmes égale celui des hommes, mais qu'en général il ne s'élève pas à plus des deux tiers. Hommes ou femmes, d'ailleurs, ont dans tous les métiers des salaires beaucoup plus forts qu'en Europe. Il faut aller dans les colonies australiennes pour trouver un taux général aussi élevé.
Dans le tableau de l'accroissement des salaires, le Japon ne doit pas être omis. C'est au mois de décem-
l£)2 SALARIAT ET SALAIRES
bre i885 que la statistique des salaires a commencé : mais à cause du changement opéré dans le système monétaire en 1897, cest dePms ^98 seulement que la comparaison est pratiquement possible. Or, le salaire des charpentiers était de 5i sen en 1899 et 60 en 1905; celui des tailleurs de pierre de 07 et de 66 : celui des tailleurs de vêtements japonais de 37 et de /i7 4 ; celui des tisseurs de 3i et 34 ; celui des journaliers agricoles de 26 et 32 ; celui des journalières de 18 et 23. Les salaires sont encore très bas, puisque la valeur intrinsèque des plus forts ne dépasse pas 1 ir. 5o ; mais dans aucun autre pays ils n'ont eu un aussi rapide accroissement durant la dernière décade. Le développement économique du Japon explique ce privilège 2.
1. En i885, première année de cette statistique, la moyenne pour les ouvriers du bâtiment était de 28 sens. Ces salaires sont extraits de \'Annuaire statistique du Japon. L'Annuaire du ministère des finances donne îles chiffres parfois un peu différents pour les années i855 à 1906. Ainsi les charpentiers en 1906 sont cotés à o,65, les journaliers agricoles à o,34, les journaliers clans les villes à o, /|2 ; de 1901 à 1966 il y a des augmentai ions qui varient de 2 et 5 p. 100 à f36 et i42 (potiers).
2. JNous croyons utile de compléter en note ces moyennes par les chiffres suivants extraits de VAbstruct of foreign labour stutistics, publié par le « Hoard of trade, Labour Department ».
A Moscou, les manœuvres (bas salaires) gagnaient 1 s. 5 3/4 en 1891 et 1 s. 9 3/4 en 1906; les charpentiers (hauts salaires) 1 s. 1 1 3/4 et 2 s. 7 3/4. — En Norvège, à la campagne, les charpentiers 2 s. 8 i/4 en 1890 et 3 s. 3 i/4 en 1900 ; les manœuvres i,3 1/2 et 1, 7 i/4 ; à la ville, les maçons 4, 2 3/4 et 5, 1 3/4 ; les manœuvres (smilhs) 2, 1 1/2 et 2,6 1/2 ; les femmes dans les filatures r, 1 3/4 et i,5. — En Allemagne, des mineurs du bassin de la Ruhr avaient par an un gain moyen de 45 1. 19 s. en 1889 et de 03, 4 en 1904 (leur gain dans l'année de prospérité igo3 »'est même élevé à G6 1. 0 s.) ; les forgerons dans les chemins de fer d'Etat du Wurttemberg avaient par an Gi, i5 en 1891 et 73, 9 en K)o4 ; les balayeurs des rues (2e classe) à Berlin 2 s. 6 en 1889 et 3,6 en
SALAIRES A L ETRANGER
Le Labour Department en Angleterre a donne un tableau des salaires en 190/i dans quelques grandes
Iqo.'i. — Au\ Pays-Bas, le salaire par heure des maçons s'est élevé de3d. 1/2 en 1895 a 4 en 1903 ; celui des manœuvres de 2 1/2 à 3. — En Belgique, le salaire des forgerons est monté de 2, 7 3/4 (1890) à 3, 2 i/a (igoo). — En Italie, les salaires dans les mi nos ont plutôt diminué qu'augmenté depuis trente ans : les mineurs sardes avaient une journée de 2 s. en 1871 et de
1, 7 i/'i en 1899 ; les maçons sardes 2,7 i/4 en 1871 et 2, 3 i/4en 1901 ; en Sicile, les hacheurs dans les mines de soufre à la journée 2, 2 3/4 et ■>., 2 ; en Romagne, 2, 3 3/4 et 1, 10; cependant, d'autre part, on constate une très légère augmentation de 1898 a 1903 pour la plupart des ouvriers employés dans les chemins de 1er ; exemple :à Naples les forgerons avaient
2, 3 3/4 en 1898 et 2, 8 3/4 en 1903. — En Autriche, la légère diminution que l'on constate dans le salaire des ouvriers des mines de combustibles do 1901 à n)<>4 provient du changement dans l'état du marché, car si l'on prend pour point de départ Tannée 1882 ou même l'année 1890, on trouve une notable amélioration ; exemple: à Prague, les chercheurs 1 s. 10 en 1882, 2, 5 en 1890, 2, 9 en 1900 ; dans les manufactures de cigares, 9,10 par semaine en 1896 et i3, 2 en 1904 pour les hommes. G, 11 et 9. 2 pour les femmes ; dans l'agriculture, le journalier non nourri gagne 1, 5 1/2 en 189G et 1,7 1/2 en igo4-
Aux Etats-[ïnis, le salaire moyen par mois de l'ouvrier agricole non nourri était de 3 £ 18 S. 11 en 1882, de 3, 17, 6 en 1892, des 4. 12, 3 en 1902 (avec de grandes différences d'une région à l'autre : en 1902, 4, 1, 9 dans le Texas et 9, 7, 8 dans le Montana) ; les mécaniciens de chemins de fer 9, G 1/4 en 1892, 10, 10 1/2 en 1904 ; les ouvriers des usines à fer avaient à peu près le même salaire à l'heure en 1900 qu'en 1890 ; ceux des industries textiles avaient en moyenne un peu plus (6 eu 1890, G 1/2 en 1900 dans les lainages pour les hommes, 5 et 5 pour les femmes) ; pas de changement dans la verrerie et dans la tannerie ; accroissement dans labrasserie(io i/2en 1890, 12 1/2 en 1900). — Au Japon, l'accroissement a été plus rapide de 1892 à 1904 qu'en Europe et en Amérique : les charpentiers 0,9 i/4 et 1, 2 1/2, les maçons o, 10 1/2 et 1, 4, les tailleurs (à la japonaise) o, 7 3/4 et 0,11, (à l'européenne) 1, 3 i/4 et 1, 2 1/2 (le genre est devenu moins rare), les typographes o, 7 3/4 et o, 10, les tisserands o, 4 1/2 et o, 8 1/2, les manœuvres o, G 1/2 et o, 9 3/4, les bonnes (par mois) 2 s. 5 3/4 et 3, 4 i/4.
De ces chiffres nous n'avons pas à tirer de moyenne générale, mais
l54 SALARIAT ET SALAIRES
villes d'où nous extrayons les comparaisons suivantes
Maçons (en été)
Plombiers .
Peintres.
Grande - B
tagne.
France .
Belgique.
Pays-Bas.
Allemagne .Italie. .
Norvège Etals-Unis .
Vf -
i'8'i/4à2Vi/4
i' 3d 3/ 'ià 1 1' id 1/4
Forgerons.
Ebénistes.
Tapissiers.
Grande - I:
tagne .
France .
Belgique.
Pays-Bas.
Allemagne Italie. .
Norvège.
Etats-Unis
re -
i" id i/4à i5 7" 1/2
2' id à i* 10
Le maximum en France est toujours donné par Paris; il l'est souvent en Angleterre par Londres; aux Etats-Unis par New- York, Chicago ou le Far West. La différence d'une ville à l'autre dans la même profession est quelquefois très grande ; elle paraît l'être en France et en Allemagne plus qu'ailleurs. Parmi les huit Etats précités, les Etats-Unis sont celui où les salaires sont le plus élevés ; la Belgique et l'Italie ceux où ils sont le
.seulement à constater que partout, et pour presque toutes les professions (excepté les mines en Italie), l'augmentation des salaires a continué à se produire depuis une quinzaine d'années.
SALAIRES A L ÉTRANGER
plus bas. Entre la France et l'Allemagne, les différences, d'après cette statistique du moins, semblent être aujourd'hui peu considérables.
En rapprochant les données statistiques de cinq Etats, M. Mardi a, de son côté, dressé le tableau suivant des indices comparatifs d'accroissement des salaires dans six professions '.
France.
Belgique.
Grande-Bretagne.
Allemagne.
Etats-Unis.
io4,i
loo II7
Ce ne sont là que de simples indications tirées d'un petit nombre de documents. Elles font voir au moins que dans tous ces pays, il y a eu depuis trente ans accroissement ; que l'Allemagne paraît sous ce rapport la mieux partagée depuis une douzaine, d'années ; que, de 1870 à i883, c'est en France que le progrès a été le plus rapide (les salaires en Allemagne n'ayant pas étérelevés dans cette période), mais que depuis 1890 l'accroissement, pour six professions du moins, y a été moindre que celui des quatre autres Etats, dont deux, Grande-Bretagne et Etats-Unis, ont un niveau général de salaire supérieur au sien et dont deux, Belgique et Allemagne, sont à un niveau inférieur.
1. Ces professions sont : forgerons, compositeurs, machinistes, maçons, peintres en bâtiment, plombiers.
Puisque l'augmentation des salaires est générale, il faut en chercher les raisons dans des faits généraux plutôt que dans des causes particulières et accidentelles comme les grèves. Ces faits sont l'accroissement de la production armée d'un outillage de plus en plus puissant, le perfectionnement des moyens de communication et de crédit, la multiplication des capitaux, et, comme conséquence, une demande plus grande de bras. Les autres causes, plus ou moins spéciales à chaque Etat, n'ont eu qu'une influence secondaire.