‹ Salariat et SalairesChapitre 61 sur 111 · SALARIAT K · texte numérisé non relu

SALARIAT K

L'ouvrier de Paris qui gagne o fr. 80 à 1 franc l'heure et qui travaille 290 à 000 jours par an jouit d'un revenu de 2./100 à 3.ooo francs, supérieur aux appointements de la majorité des petits employés du commerce et de l'administration. Tout en montant le niveau de son existence à un degré plus élevé que celui de ses pères, il pourrait faire des économies et se préparer par une assurance une retraite pour ses vieux jours, comme le font de très modestes bourgeois qui ne gagnent pas davantage. La plupart des ouvriers ne le font pas ; le marchand de vin, le café, le spectacle absorbent ce qui leur reste après le prélèvement des nécessités de la vie. Il n'est pas rare de rencontrer plus d'esprit d'économie dans les petits salaires où le besoin est vivement senti que dans les gros.

Et pourtant, dans certains manifestes de grève des syndicats parisiens dont les membres ont une moyenne d'au moins o fr. 76 l'heure, soit environ 2.200 francs par an, on parle de « salaire de famine ».

Les mineurs, avec leur salaire moyen de i.3oo, francs pour l'année (en ioo5) et les avantages que les compagnies et la loi leur font, sont loin d'être réduits à la pauvreté. On pourrait en dire autant de beaucoup de catégories d'ouvriers de l'industrie en province. La classe ouvrière ne fait pas toujours le plus sage et le plus prévoyant emploi de ses ressources ; on doit s'efforcer de l'éclairer sur ce point comme sur bien d'autres, conseiller au mari de ne pas faire de dépenses superflues hors de

son ménage et apprendre à la ménagère à employer plus rationnellement le gain de la famille. Mais, après tout, l'ouvrier est, comme le bourgeois, maître de son revenu, et s'il peut faire aujourd'hui des dépenses de luxe, ce n'est pas une raison pour qu'il renonce à augmenter demain son salaire.

Le salaire nominal est le prix payé en argent à l'ouvrier ; nous l'avons étudié dans le chapitre précédent. Le salaire réel consiste dans la quantité de marchandises que l'ouvrier peut acheter avec cet argent. Il est subordonné au pouvoir d'achat de la monnaie, autrement dit à la valeur commerciale de l'argent, c'est-à-dire au prix moyen des marchandises qui entrent dans la consommation annuelle de l'ouvrier et dont nous venons de donner un aperçu. Si, la somme d'argent reçue par l'ouvrier restant la même, le prix de ces marchandises augmente, cet ouvrier ne pourra pas en acheter autant et son salaire réel diminuera. Au contraire, son salaire réel augmentera sans variation du salaire nominal si ce prix diminue. Au fond, c'est le salaire réel qui importe surtout à l'existence de la famille ouvrière.

Mais, s'il est difficile de calculer une moyenne approximative du salaire nominal, notion simple, il est beaucoup plus difficile et hypothétique d'indiquer le salaire réel, notion qui exige la détermination de deux termes. L'établissement d'une moyenne de cette espèce est même plus complexe qu'elle ne paraît d'abord, parce que les marchandises que consomme la classe ouvrière varient en quantité et en qualité selon les temps et les lieux et qu'elles sont partant médiocrement comparables d'un temps ou d'un lieu à un autre.

L'Office du travail a simplifié, autant que possible,

le problème en supposant une consommation égale en quantité et en qualité de nourriture, de logement, de chauffage et d'éclairage pour une famille de quatre personnes vivant à Paris1. Il a ainsi obtenu des nombresindices qui accusent une augmentation du coût de la vie à Paris de 1806 à 1880 et une diminution de 1880 à

Acceptons ces chiffres sans épiloguer sur leur degré de précision et bornons-nous à mettre en parallèle, d'après la même autorité, mais pour la France entière, les coefficients du salaire nominal comparés à ceux du coût des marchandises et présentés dans un autre ordre.

Coefficients du coût de la vie, Coefficients du salaire les quantités consommées

nominal. restant les mêmes.

De ces coefficients il résulte que le salaire a réellement bénéficié de la différence entre 127 qu'il devait dépenser en 1890 pour vivre et 184 qu'il recevait en argent : différence de 67 a son profit.

1. Soit (sans le logement) y3i francs pour la période 1 844-1 854,

i.o52 francs pour i 85'i-i8G3, 1,076 francs pour 1864-1873, 1.093 francs pour 187/1-1883, 910 francs pour i8g4-igo3.

78,5 1870 io5

85 ^90 io4,5

iH'io .

L'Annuaire statistique de la France de 1906, calculant d'une manière différente, a obtenu un résultat à peu près semblable ; représentant par 100 le pouvoir d'achat du salaire en 1900, il lui assigne un pouvoir de 58,5 à 61, 5 sans grande variation pendant la période 1 8o6-i84o, puis un pouvoir croissant avec l'augmentation du salaire nominal de 64,3 en i85o à 72,4 en 1870, puis à 100 en 1900.

Sans attribuer à ces coefficients une valeur absolue, on voit qu'ils accusent un accroissement du salaire réel. Us ne contredisent pas les chiffres que nous avons cités relativement à l'accroissement des salaires dans le chapitre précédent et relativement au prix des choses dans celui-ci.

Des constatations faites en Belgique (par M. Mahaim) et en Angleterre (par M. Bowley et par le « Board of trade ») font voir que là aussi le salaire a plus augmenté que le salaire nominal de i853 à 1893.

Il est vrai que la hausse des vivres de 1900 à 1908 a modifié les rapports, mais le taux des salaires a augmenté en même temps.

Nous pouvons, en dernier lieu, rapprocher de la statistique française celle que le Bureau du travail de Washington a récemment publiée. Il a calculé les nombres-indices de salaire par heure dans l'industrie (calculés sur 4- 169 établissements importants), le taux des prix de détail des aliments consommés ordinairement par la famille ouvrière et le pouvoir d'achat de l'heure de travail, c'est-à-dire le salaire réel.

Prix de détail 4

Pouvoir d'achat

Salaire par

des denrées

de l'heure de

heure.

alimentaires.

travail.

. . lOO,3

IOO,5

. . io5,5

IOI,I

De cette statistique il résulte qu'aux États-Unis il y avait eu baisse des prix et des salaires de 1890 à 1899 (année dont noire tableau quinquennal ne porte pas le nombre-indice) et que l'augmentation du prix des aliments, qui a été rapide de 1899 à 1907, n'a cependant pas été aussi grande que celle du salaire. Quant au salaire de la journée, il a un peu moins gagné que ne l'indique la colonne 3, parce que la durée de la journée de travail a diminué (le gain hebdomadaire était environ 101 en 1890 et lia en 1904)-

Des coefficients comparés dans ce chapitre nous sommes en droit de conclure que la progression du salaire moyen nominal, en France, aux États-Unis et dans d'autres pays, a été depuis le milieu du xxxe siècle plus forte que celle du prix moyen de l'ensemble des objets de consommation usuelle dans la famille ouvrière et que, par conséquent, il y a eu augmentation du salaire réel.

1. Ces prix sont weghted, c'est-à-dire calculés d'après un coefficient de l'importance de chaque denrée dans la consommation ouvrière. Voir Bulletin of Ihe Bureau of Labor (Washington), July 1907. Du nombre-indice 100 en 1897 'e s;daire est monté à 119 en 1906; mais dans le même temps le prix des vivres passait de l'indice 96 à 11 3. Voir Labor problems par Adams et Summer.

Cette conclusion est celle du problème simplifié. Mais ce n'est pas la solution complète du problème tel qu'il se pose dans la réalité actuelle ; car la quantité et la qualité des consommations ne sont pas restées les mêmes.

La question du coût réel de la vie et de la famille ouvrière et de sa relation avec son gain est assurément une des plus délicates que la statistique aborde. Celle-ci doit se garder d'être trop affirmative dans sa réponse. Il y a des régions, avons-nous dit, où le salaire réel a augmenté très sensiblement et où le coût de la vie a peu augmenté ou n'a pas augmenté d ; il y en a d'autres, telles que certaines communes rurales, où le salaire a moins augmenté, tandis qu'augmentait beaucoup le prix des aliments. Néanmoins on peut dire que dans toutes les régions de la France, comme dans toutes les couches de la société française, le nombre des besoins s'est accru depuis une soixantaine d'années, d'une part à cause des tentations d'un marché plus abondamment et plus diversement approvisionné et à cause du bon marché même qui aiguillonnait la tentation, d'autre part à cause de l'accroissement des ressources des acheteurs. Par suite, la consommation est devenue plus considé-

i. Voici encore un exemple tiré d'une enquête récente (1906) faite en Allemagne par des délégués de « Board oftrade ». Pendant que le salaire et le coût de la vie (nourriture, loyer et chauffage) sont représentés par les nombres-indices 100 et 100 à Berlin, ils le sont par 87 et 0,4 dans la Westphalie et la Province du Rhin. Le loyer étant 100 à Berlin, est 77 à Dusseldorf, !t 2 à Chemnitz.

2 26 SALARIAT ET S\LAIRF.S

rable ; les statistiques de l'agriculture, de l'industrie, du commerce, des transports, le constatent. La satisfaction de ces besoins nouveaux a grossi le budget des dépenses des familles françaises de toute condition, celui de la classe ouvrière en particulier, laissant une marge plus grande parfois, pas toujours cependant, pour l'épargne et pour les œuvres de mutualité, pour le plaisir et le luxe, satisfactions légitimes tant qu'elles n'empiètent pas sur le nécessaire. La classe ouvrière a agi en cela comme les autres classes ou, pour parler plus exactement, comme les autres couches sociales. Prise en bloc, elle a réglé sa vie sur ses ressources et elle l'a dilatée dans la proportion où s'élargissait son revenu ; son alimentation, son costume, ses habitudes se sont modifiés et attestent l'accroissement de son bien-être. Mais il faut plus d'argent aujourd'hui qu'autrefois pour payer ce bien-être.

C'est pourquoi la connaissance de la valeur commerciale de l'argent ne suffit pas pour résoudre la question et pour comparer la condition des personnes à diverses époques et en diverses contrées. 11 faut, en outre, tenir compte de la valeur sociale de l'argent, c'est-à-dire de la somme d'argent qu'une famille doit dépenser d'ordinaire afin de tenir son rang dans le groupe social auquel elle appartient.

La plupart des personnes qui parlent du coût de la vie ne savent pas faire cette distinction. Quand on leur dit que la tendance générale du prix des denrées et surtout des objets manufacturés est plutôt vers la baisse que vers la hausse, elles sont incrédules et se récrient : « La vie renchérit ! » 11 est certain, en effet, qu'à Paris un employé dont les appointements sont de a./joo à 2.800

francs est beaucoup moins à l'aise que celui qui disposait du même revenu sous la Restauration. Mais, si l'on pouvait comparer le livre de comptes de l'un et de l'autre, on reconnaîtrait que la gêne actuelle provient moins de l'accroissement du prix des choses (à quelques exceptions près, telles que le loyer) que de l'accroissement des besoins à satisfaire.

Voici des faits que nous citons pour en avoir été le témoin. A Paris, vers 1 835, beaucoup d'ouvriers bijoutiers déjeunaient dans l'atelier, sur le coin de l'établi, d'un morceau de pain, de deux sous de pommes de terre frites et deux ou trois sous de charcuterie, ajoutant parfois à ce menu un demi-setier de vin. Aujourd'hui, ils vont à la crémerie ou au restaurant, où ils dépensent pour le moins vingt-cinq sous. Une ouvrière vers i835 portait un bonnet et mettait des mitaines l'hiver; elle se croirait humiliée aujourd'hui si, aux jours de cérémonie et peut-être tous les jours, elle n'avait pas un chapeau et des gants de peau.

La Société centrale des architectes a fait en 1889, à propos de l'exposition universelle, une enquête par laquelle elle a établi que le prix des choses nécessaires à la vie de la famille ouvrière avait augmenté dans l'ensemble de 3o p. 100 ; que la nourriture de l'ouvrier hors de son foyer (non compris par conséquent le repas du soir) lui coûtait 1 franc en i84o et 2 francs en 1889, parce que le menu était plus copieux; que pour la même raison le prix du repas du soir avait augmenté de 5o p. ioo1 ; que le vêtement de travail lui coûtait, en 18^0,

1.. Voir les deux budgets comparés daus La Population française, par E. Levasseur, tome III.

12 fr. 5o,et qu'en 1890 il y ajoutait un vêtement de ville du prix de 5o fr. 5o ; que l'ensemble des dépenses de toilette avait passé de 100 à i5o francs; que le chapitre des dépenses diverses s'était élevé de 100 à 25o francs.

Dans une étude faite à la même époque sur le budget d'une famille ouvrière des mines d'Anzin (famille de six personnes), on trouvedes augmentations du même genre. La famille ne mangeait pas plus de pain, mais elle mangeait tous les jours de la viande qui, en i820-i83o, ne figurait sur la table que les dimanches et dont la dépense avait décuplé ; elle consommait plus de beurre, d'œufs, de lait, articles dont le prix avait haussé à Ànzin, comme presque partout d'ailleurs, plus de sucre et de café, articles dont le prix avait baissé. Les dépenses autres que celles de l'alimentation étaient montées de i83 francs à 675 (en 1880-1887). Le total du budget était de 670 francs dans la première période, et de 1.800 dans la seconde.

Quand on consulte la statistique de la production et de l'importation des denrées alimentaires, en France, on reconnaît que la consommation en a augmenté depuis une soixantaine d'années beaucoup plus que le nombre des habitants. Ce n'est pas pourtant que la classe riche, qui n'est qu'une bien petite minorité, mange plus de froment, de sucre, ou boive davantage, mais c'est que la masse de la population vit plus copieusement.

On peut faire une observation du même genre à propos des transports. En i85i, la recette des chemins de fer provenant des voyageurs était de 52 millions et demi de francs, représentant une dépense moyenne par habitant de 22 francs par an ; en 1902, elle était de 479

millions, soit 33o, francs par tête. Or, c'est la troisième classe qui rapporte le plus, et ce sont par conséquent les petites bourses qui ont le plus contribué à former cet amas de millions. Sur une étendue plus restreinte, à Paris, on a constaté que les transports en commun (omnibus, tramways, chemin de fer de ceinture, bateaux) avaient profité à 60 millions de personnes en i856 et à 320 millions en 1886, et, quoique le prix moyen d'un voyage eût été abaissé de o fr. 35 à o fr. 22, la dépense par tête s'était élevée de 18 fr. 32 à 29 fr. 90, à cause de la fréquence des voyages. La classe ouvrière, qui allait jadis à pied, n'est pas celle qui use aujourd'hui le moins de ces transports en commun qui lui épargnent de la fatigue et du temps, mais qu'il faut payer. Il est vrai que, dans les villes agrandies, ces voyages en voiture sont souvent devenus une nécessité, la plupart des travailleurs logeant loin de leur lieu de travail.

La photographie, la bicyclette, les magasins de confection ont créé, comme les chemins de fer et les tramways, des besoins qui ont amené des dépenses nouvelles. <■

Un phénomène psychologique est à noter qui explique pourquoi le progrès général du bien-être n'est pas suffisamment apprécié. La satisfaction d'un besoin nouveau, soit parce que la chose est en elle-même nouvelle, soit parce que la personne possède récemment les moyens de se procurer la chose, cause un plaisir sensible dans les premiers temps, Mais on arrive bientôt à regarder cette jouissance comme une des conditions ordinaires de la vie, et on ne s'aperçoit plus du changement que si on vient à en être privé. Une famille dont l'aisance est tout à coup réduite accidentellement ressent péniblement

23o SALARIAT ET SALAIRES

le resserrement de son existence ; au contraire, une population dont le bien-être s'est accru progressivement cesse au bout d'un certain temps d'en éprouver le contentement qu'elle en avait espéré d'avance. L'habitude émousse la sensation du plaisir. C'est ainsi que, tout en prônant les merveilles de la science, la plupart des hommes sont ingrats et injustes à l'égard des bienfaits de la civilisation, dont les progrès matériels sont incessants et dont la source première est dans l'invention inspirée par la science.

En outre, comme l'ouvrier dans les villes a constamment sous les yeux le spectacle du luxe étalé dans les boutiques et dans les rues, l'envie naît en lui quand il songe qu'il peine sans pouvoir se procurer les mômes jouissances que ses supérieurs ou qu'une foule d'oisifs.

L'invention qui, fécondant le travail, accroît la richesse, est une des causes principales des résultats en apparence contradictoires que nous nous sommes appliqué à mettre en lumière dans les deux derniers chapitres. En voici le résumé :

i° Accroissement au xixe et au xxe siècle du salaire nominal en France et dans tous les pays civilisés, ce salaire ayant monté par degrés inégaux suivant les circonstances, mais presque toujours en corrélation avec l'activité économique de la région et de l'époque et avec la quantité de richesse produite par la collaboration de l'entreprise, de la main-d'œuvre et du capital.

2° Abaissement au xixe siècle du prix de la plupart des marchandises, à travers les fluctuations journalières du marché et les périodes générales de hausse ou de baisse, les denrées alimentaires n'ayant suivi qu'en partie à cet égard le mouvement des matières premières

LE SALAIRE RÉEL ET LE COUT DE LA VIE 23r

et des produits manufacturiers et ayant eu chacune leur allure propre, celles qui sont d'une consommation usuelle dans la classe ouvrière ayant en général peu augmenté ou même n'ayant pas augmenté en Francesous la troisième République.

3° L'augmentation du salaire réel, résultant d'un salaire nominal dont le niveau a fortement haussé pendant que le niveau des prix des objets de consommation demeurait à peu près constant : d'où constatation d'un progrès du bien-être de la classe ouvrière.

[\° Augmentation du coût de la vie dans toutes les couches sociales, spécialement dans la classe ouvrière, augmentation qui ne se serait pas produite si la somme des consommations individuelles était demeurée inva riable, mais qui existe, ayant pour cause, d'un côté, l'abondance croissante, la variété, le bon marché même des produits qui tente les acheteurs et, de l'autre côté, l'accroissement des ressources pécuniaires qui donne aux consommateurs les moyens d'acquérir plus de produits que par le passé.

De sorte que c'est le progrès même delà richesse qui augmente le coût de la vie par l'accroissement simultané et corrélatif de la puissance de produire et de la puissance d'acheter. L'équilibre des deux puissances peut exister dans l'ensemble d'une société sans exister nécessairement pour chaque membre de la société en particulier. C'est pourquoi l'augmentation du coût de la vie, source de jouissances nouvelles et désirées, est tout agrément pour les uns qui la supportent légèrement, mais est pénible pour ceux dont le revenu ne s'accroît pas en proportion des dépenses qu'ils sont obligés ou qu'ils se croient obligés de faire pour ne pas déchoir.

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