OBJECTIONS SUR LES ÉP0NTHB
fèrent que dé 20 ans au plus, et noi|S savons pour quelles raisons.
Puis, la Bible nous cite un roi d'Assyrie, Phul, qui manque dans la liste des éponymes. Donc cette liste a des lacunes chronologiques.
Or, ce nom de Pliul est assyro babylonien : d'autres personnages de celte race portent ce nom. Au surplus, un écrivain grec, originaire de Babjrlone, lé prêlnî Bérose qui écrivit rhistoire de son pays, d'après les originaux assyrienSy mentionne ce rt)iPhal, le chaldéen. Enfin, Josè[The le cite aussi, en rappelant 4>ouX^o(;.
Pbul parait sous les règnes de Ménachem et d'Ozia ; il est donc antérieur à Téglatbphalasar qui fut l'antagoniste de Pékab et du fils de Tabéël (Is. vi, 6), dorit nous savons le nom, Asria par les textes assyriens. Te^lathpbalasar fut aussi l'allié d'Acbaz, petit-fils d'Ozia.
Donc Pbul est antérieur à Té^latbpbalasar.
Les rois qui précèdent ce dernier roi dans les listes d'éponymes sont Salmanassar IV, Asuredilel et Assurnirar. De ces trois rois qui régnèrent ensemble 36 ans, le premier s'exclut de lui-même, car ce nom ^se trouve dans la Bible ; les deux autres n'entreprirent pas de campagnes contre Israël.
Donc Pbul n'est identiqueà aucun de ces rois.
Au surplus, il fut cbaldéen, et les rois, originaires de ces contrées, ne comptèrent pas par éponymes, mais par années de leurs règnes, comme tous les monarques de Babylone. C'est par cette circonstance que s'explique d'elle-même la suppression des éponymes, et c'est à cause de la domination des Cbaldéens, qui suivit le règne d'Assuruirar, que s'est établie la lacune des officiiîrs annuaires.
Les Assyriens n'avaient aucune raison pour introduire des cbangements dans la lisl« des éponymes, qui n'étaient pas uniquement composée, pour faire connaître aux peuples la suite des temps. De pareilles lacunes se trouvent dans les "listes égyptiennes et même dans les fastes consulaires.
Mais, à part cela, la nécessité des syncbronismes bibliques exige absolument cette interruption. D'un côté^ Téclipse de 763 av. J.-C. tombe dans celte lacune : elle ne peut donc être
58 SALOMON ET SES SCGGl^SSEDRS.
identique au phénomène dont parle la liste d'éponymes, sous la 10« année d'Asuredjlel.
Une autre éclipse de soleil, arrivée 46 ans, 569 lunaisons auparavant, le 13 juin 809, est Téclipse d'Âsuredilel. Est-ce^ un pur hasard que ce phénomène^ satisfaisant complètement les exigences des. synchronismes, s'applitjue astronomique^ ment aussi bien à toutes les circonstances voulues?
Disons-le, le hasard n'est ici autre chose que la manifestation de la vérité historique : elle concilie les deux séries de données, elle eshdonc la seule qui puisse être acceptée.
Nous examinerons maintenant les' objections soulevées contre cette découverte historique.