CHAPITRE XVll
les bois précieux et odoriférants , les gemmes , l'ivoire , en un mot toutes les marchandises de haute valeur que le sol heureux de l'Inde fournit en abondance. Mais, jusqu'au temps de Salomon, jamais ce commerce ne s'était fait d'une manière directe ^ Ce prince profita de ce que la conquête de l'Idumée par son père lui avait donné de bons ports sur la mer Rouge, et de ce que l'affaiblissement subit depuis plusieurs générations par la puissance égyptienne, jadis si irrésistiblement prépondérante, permettait la création d'une autre marine sur cette mer^ »
* Les vaisseaux indiens, lourds et mal construits, profitaient de la mousson pour traverser l'Océan et venir apporter les richesses de leur pays dans les ports du Yémen. De là les marchandises étaient dirigées par caravanes sur Babylone, à travers l'Arabie, ou portées en Egypte par la voie de mer. Les vaisseaux d'Egypte, qui pendant longtemps sillonnèrent seuls la mer Rouge et y dominèrent en maîtres incontestés, venaient les chercher dans le Yémen.
'^ Hist. anc. de l'Orient, t. V, p. 251.