‹ Salomon, son règne, ses écritsChapitre 101 sur 339 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

COMMERCE DE SALOMON AVEC l'ÉGYPTE

En même temps qu'il créait une marine marchande , Salomon n'oubliait pas l'armée que son père avait faite belle et redoutable. Elle avait été dans les mains de David un instrument de conquêtes ; elle sera dans celles de Salomon une défense imposant le respect et la paix. Salomon pratiquait cette maxime des rois sages : Si vis pacem, para hélium.

Cependant l'armée d'Israël, telle que Salomon la reçut des mains de David, manquait presque totalement d'un élément de force militaire que possédaient l'Egypte et l'Assyrie^ et qui donne une grande confiance au soldat : elle manquait de cavalerie. Elle n'avait pas non plus de chars de guerre. Quoi que David eût pu faire *, la disproportion à cet égard restait toujours énorme entre les forces d'Israël et celles des grandes nations, placées désormais dans un voisinage immédiat. Israël pouvait être obligé de combattre loin de son pays de montagnes, peut-être jusque dans les plaines de la Mésopotamie; et Salomon savait comme nous que, sans cavalerie, une armée est mal éclairée et qu'une victoire perd ses meilleurs résultats.

* David, p. 119.

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