‹ Salomon, son règne, ses écritsChapitre 192 sur 339 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

garde que les géants^ ont péri auprès d'elle, et qu'elle a conduit ses commensaux dans les profondeurs infernales ^ »

Tel est en substance le premier recueil. En lisant ceux qui suivent, le lecteur verra lui-même par oii ceux-ci difTèrent.

* En hébreu t=>x2^, , réfaïm. Dans la Bible, ce mot a quelquefois la signification de géants, parfois celle du latin mânes, mânes, les morts : ce sont les habitants du schéol. Est-il vrai, comme le prétend M. Renan {VEcclésiaste, p. 22), que ces deux mots n'avaient pour Salomôn aucune signification morale, «que l'homme une fois mort, c'est comme s'il n'avait jamais été, car on ne sent pas dans le schéol?-» Si vague que soit le sens de ces deux mots, aucun savant de bonne foi n'admet qu'ils soient synonymes de néant. Une foule de passages de la Bible démontrent que les réfaïm dans le schéol ne sont point privés de sentiment et de vie (Isa. xiv, 4-19. Ezech. xxxr, 16 et XXXII, 17). Gesenius et Delitzsch ont résumé les textes qui le prouvent, et le premier a justement défini les réfaïm : « Êtres privés de la vie du corps et de la force vitale, mais non pas entièrement de la force spirituelle : » Sanguine et vi vitali, neque tamen anim,i virihus plane destitutos {Thésaurus, p. iS02.Cî. Delitzsch, Bibl. psychology, VI, 3 et 4). D'après l'Ancien Testament, on peut conclure que les réfaïm, pouvaient être les âmes des bons et celles des méchants; mais les textes n'admettent point qu'ils aient été confondus.

•^ Prov. TX, 13-18.

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