CHAPITRE II
lions grandioses, leur lèguent des trésors immenses pour la continuation des œuvres entreprises! Israël jouissait d'une paix complète, et pas un nuage ne flottait aux horizons du plus lointain avenir.
David avait désigné la colline bien-aimée de Sion , ce lieu de piété et de gloire tant chanté dans les psaumes, pour le lieu de sa sépulture. Tout porte à croire qu'au sud de la colline il avait, suivant les vieilles coutumes d'Israël, élevé lui-même pour lui et sa famille un splendide tombeau. Ses obsèques furent les plus magnifiques qu'Israël eût jamais vues. Ses armes, comme des reliques, furent plus tard suspendues dans le temple \ Tandis que l'admiration pour les rois s'en va diminuant avec le temps, celle qu'inspira David à ses contemporains grandit dans les âges suivants. L'auréole de gloire dont la renommée ceignit sa tête devint bril-
^ IV Reg*. XI, 10. — « Salomon, dit Josèphe, ensevelit avec le corps de son bien-aimé père des richesses considérables dont on peut conjecturer l'importance par ce que je vais dire. Après un intervalle de treize cents ans, le pontife Hyrcan, assiégé par Antiochus, voulant lui donner de l'argent pour qu'il levât le siège, mais ne sachant comment s'en procurer, ouvrit l'une des cellules du monument de David et en emporta trois mille talents , dont il donna une partie à Antiochus , qui se retira. De longues années plus tard , le roi Hérode ouvrit une autre cellule et en tira de grandes richesses. Mais on ne parvint pas aux retraites mystérieuses où reposaient les cendres des rois , car elles étaient cachées sous terre avec un art tel , que rien ne paraissait aux yeux de ceux qui pénétraient dans ce monument. » (Ant.jud., VII et viii.) — Les archéologues se demandent encore la place du tombeau des Rois. Il était certainement creusé dans le flanc sud -ouest d'Ophel, ou dans le flanc sud -est de Sion. Cette dernière opinion paraît plus probable (Cf. Nehem. m, 16 et xii, 37). V. Guérin, Jérusalem, p. 206. Rirch, The sepulchres of David and ofthe Kings, dans les Quaterly statements, etc., 1877, p. 191-205, et 1886, p. 26 et p. 151 ; Perrot et Chipiez, Histoire de l'Art dans r Antiquité, t. IV, p. 362.
lante à ce point, que Tun des noms du Messie attendu sera désormais Fils de David. Fils de David sera le nom populaire du Fils de Marie, celui que les malades de l'Évangile répéteront dans leurs touchantes prières pour attester leur foi en Jésus et, par ce nom même, le proclamer le vrai Messie.