‹ Salomon, son règne, ses écritsChapitre 282 sur 339 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

ter ce bienheureux sommeil que quand c'est le bon plaisir de celui qu'elle aime. »

« C'est, dit saint François de Sales, cet aimable repos que la bienheureuse vierge Thérèse de Jésus appelle oraison de quiétude ; il passe quelquefois si avant en tranquillité, que toute l'âme et toutes ses puissances demeurent comme endormies. C'est la sainte Sulamite se contentant de savoir que son bienaimé est avec elle, ou en son parc, ou ailleurs, pourvu qu'elle sache où il est. Car^ en ce doux repos, l'âme jouit de ce délicat sentiment de la présence divine, comme il arrive maintes fois que , surpris d'un léger sommeil, nous entrevoyons seulement ce que nos amis disent autour de nous, ou nous ressentons les caresses qu'ils nous font, sans sentir que nous sentons. L'âme témoigne toutefois clairement combien ce bonheur lui est précieux , quand on le lui veut ôter : car alors la pauvre âme fait des plaintes, crie, voire quelquefois pleure comme un petit enfant qu'on a éveillé avant qu'il ait assez dormi , lequel , par la douleur qu'il ressent de son réveil , montre bien la satisfaction qu'il avait en son sommeil. Donc,' le divin berger adjure les filles de Sion, par les chevreuils et les cerfs des campagnes, qu'elles n'éveillent point sa bien-aimée jusqu'à ce qu'elle le veuille, c'est-à-dire qu'elle s'éveille d'elle-même*. »

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