‹ Salomon, son règne, ses écritsChapitre 287 sur 339 · CORTÈGE ROYAL · texte numérisé non relu

CORTÈGE ROYAL

Gh. m. — 6. Quelle est celle qui s'avance du désert comme une colonne de fumée , exhalant l'odeur de la myrrhe , de l'encens et de tous les parfums * ?

7. Voici le palanquin de Salomon: soixante forts Tenvironnent , les forts d'entre les vaillants d'Israël.

8. Tous sont armés de l'épée et exercés au combat ; chacun porte son glaive au côté ; c^est la sécurité contre les terreurs et la nuit.

9. Le roi Salomon s'est fait un palanquin de bois de Liban. Les colonnes sont d'argent, les appuis sont

* Nombre de commentateurs traduisent ainsi le premier verset du troisième chant : « Qu'est ceci qui s'élève du désert? » L'hébreu porte le féminin. Gésénius dit de plus que le pronom >d interrogatif ne peut s'appliquer qu'à une personne ou à une chose renfermant une idée de personne. C'est donc l'épouse de Salomon qui est ici désignée. Elle l'est aussi par les paroles suivantes du verset 10 : « Le milieu du lit est dressé pour la plus aimée d'entre les filles de Jérusalem. » Nous suivons du moins le sens que Doederlein donne à ce dernier verset, qui est peu clair. Le mot hébreu nanx, « amour, » peut avoir ici le sens abstrait ou le sens concret. — Nous plaçons dans la bouche du berger et de la bergère les paroles admiratives inspirées par l'éclat du cortège nuptial de Salomon. Les commentateurs les plus autorisés en font comme nous un morceau à part. M. Renan y a vu la plus forte preuve en faveur de son hypothèse : « Aucun morceau, dit-il, ne porte autant que celui-ci les traces d'une représentation réelle et même d'un certain appareil de mise en scène et de costumes. » Nous ne voyons pas du tout ici de preuves d'une représentation théâtrale. Si c'est en faveur de l'hypothèse la plus forte preuve, que valent les autres?

en or; le siège est de pourpre. Au milieu s'assied la plus aimée d'entre toutes les fdles de Jérusalem. 10. Sortez, filles de Sion, et voyez le roi Salomon, ceint de la couronne dont l'a couronné sa mère au jour de ses épousailles, au jour de la joie de son cœur.

LOUANGES DE LEPOUSE

Gh. IV. — 1. Tu es belle, ma bien -aimée; oui, tu es belle! Tes yeux, derrière ton voile, sont des yeux de colombe. Ta chevelure dénouée se répand sur tes épaules comme les troupeaux de chèvres suspendus sur les hauteurs de Galaad.

2. Tes dents sont blanches comme les brebis, sortant du lavoir : chacune a sa sœur auprès d'elle ; nulle d'entre elles n'en est séparée.

3. Tes lèvres sont un tissu de pourpre; ta bouche est charmante; tes joues se dessinent sous ton voile comme des moitiés de grenade.

4. Ton cou se dresse comme la tour de David chargée de trophées , ornée de mille boucliers et des brillantes cuirasses des héros.

5. Tes deux seins sont comme les jumeaux de la gazelle paissant au milieu des lis.

6. Avant la fraîche aurore , avant que ne se déchirent les derniers voiles de la nuit, je ne quitterai plus la montagne de la myrrhe ni la colline de l'encens.

7. Tu es toute belle, mon amie, et il n'y a point de tache en toi.

8. Que je vive avec toi loin du Liban, ô mon épouse! loin des hauteurs de l'Amana, des hauteurs

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