ET UNE MADELAINE
Odalisque, qui regarde si tranquillement couler le sable, en attendant Theurc de Tamour.Le pouvoir de Tiinagination remplit en im instant l'espace qui sépare ces deux tableaux.Ma jeune Odalisque a dix-huit ans. Eleve'e dans la paresse , dans Punique science des plaisirs et de la beauté^ elle a ëte arrachée à sa terre natale, et vendue à un nabab de Tlnde. Un an s'est écoulé dans un luxe sans bonheur, et dans des voluptés sans plaisir. C'est alors que M. Horace Vernet l'a peinte pour la première fois. Cependant elle a dû connaître l'amour. Elle a vu un jeune Européen employé à la compagnie des Indes; elle l'a aimé, elle l'a suivi. Bientôt , abandonnée et livrée à la fois aux écarts des passions et aux mauvais conseils de l'infortune, elle a passé la mer. Hélas ! elle n'a pas trouvé dans l'Europe , dans cette vieille patrie de la civilisation et de l'honneur, une main secourable qui l'arrachât à son triste sort. Un chanoine l'a convertie , un cardinal l'a prise pour maîtresse. C'est sur ce pied qu'elle se trouve à Rome. Le cardinal meurt et la laisse sans ressources. Les malheurs de sa vie la jettent dans la dévotion. Elle se repent. Un beau jour , elle quitte les cardinaux , les chanoines, emporte une bible et une tête de mort , un chapelet et un scapulaire , et s'enferme dans une grotte, où elle vit d'aumônes. Vous la voyezj