DE LA BARRIÈRE DE CLICHY
Ail ! &I la patrie ciil jm être sauvc'c , clic l'eût été par ces bras béroïques.
(Virgile, Enéide, l.II.)
La grande campagne de i8i4 , si brillante et si malheureuse ; cette campagne de trois mois , pendant laquelle le génie de Napoléon et le dévouement de soixante et dix mille guerriers français avaient plusieurs fois repoussé ou contenu les huit cent mille hommes que les souverains de TEurope avaient eux-mêmes conduits sur notre territoire; cette campagne touchait à sa fin. Trois grandes armées s'étaient avancées sur Paris défendu seulement par quinze mille hommes de troupes réglées et les lésions de sa milice citoyenne.
Le 3o mars , entre trois et quatre heures du malin , le rappel des tambours annonça la crise qui se préparait. La garde nationale se rendit à ses postes avec célérité. Une grande quantité