D’ANISSON-DUPERRON FILS
Difficile est communia pingcre.
Ce qu’il y a de plus difficile dans les arts, ce sont les clioses simples et communes.
( Horace. )
c’est un jeune enfant qui tient à la main les Jouets de son âge. L’artiste a échappe à l’écueil de ces sujets sans intérêt d’émotion ou d’invention, par le fini des détails , et l’agréable expression qu’il a su y répandre. Un distique de Voltaire surnage au milieu des volumineux écrits de son temps ; un Arabesque de Raphaël porte le caractère de perfection qui n’appartenait qu’tà ce grand homme. Dans cette composition peu importante , la grâce , le précieux , la vérité , la couleur, trahissent également le pinceau du maître.
LE PORTRAIT
(>E jeune enfant appartenait à une famille d’imprimeurs , qui a obtenu de la considération
PORTRAIT d’aMSSON. 123
(‘I do la fortune en se livrant aux travaux de cet état honorable. La direction de l’imprimerie rovale leur est aujourd’hui confiée.
La famille de ce jeune homme l’a perdu il y a peu de temps ; et, dans ses regrets, elle a demande au peintre de chercher à reproduire sur la toile les traits de celui qui lui avait etc enleve. On assure (jue la ressemblance est parfaite, et que l’artiste a devine son modèle qu’il avait h peine entrevu.
, [ N° XXXIl. J