DK S. A. R. LE DUC D’ORLÉANS
Advfcrsity" , (fie stern, vuggcd nurse of virtue^ T/adv'ersitë est la së?ère nourrice de la vertu (Gray.)
Dans une espèce de parc , dont le site agreste et presque sauvage ne laisse point deviner le maître , un homme , d’un âge mûr , est appuyé' contre un arbre. A la simplicité de ses vèternens , à cet instrument de jardinage qui se trouve entre ses mains, je crois voir le tranquille ])ossesseur de quelque domaine, situé dans une [irovince éloignée. La bonté, la franchise se peignent sur ses traits, oi'i la pensée méditative répand une teinte de tristesse.
On m’apprend que ce portrait est celui d’uu prince. Je m’en étonne et je m’en félicite. Cette extrême simplicité , dans un rang si élevé, est le gage des ipialités réelles et solides, 'fandis que le vidgaire des altesses cherche l’éclat et la
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considcration dans le luxe frivole d’une pompe extérieure; ou aime à voir un prince, dédaigneux de celte vaine parade, lionoi’er , à la fois , son epoque , ses concitoyens et lui-méme.
Le peintre a parfaitement saisi dans son modèle , cet instant de rêverie simple et sans affectation : il y a de la noblesse et de l’abandon dans la pose ; c’est encore ici un véritable tour de force, que ce triompbe, obtenu par l’artiste sur la stérilité d’un portrait en pied, sans accessoires , sans vêtemens éclatans , et dans un repos parfait. Pour la vérité de la couleur , le naturel et la l'essemblance , ce portrait est un des plus jolis morceaux qui soient sortis du [linceau de M. Vernet, si fertile en compositions de cette espèce.
[ XXXIV et XXXV. )
(XXXTY.) UNE EMBUSCADE