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LUltra-^ Romain. — La pensée ne mè Éait rien . Je voia en ces trois anges trois figures . Qu'ils marchent sur Iç terrain du paradis terrestre ou sur le tapis vert de Versailles , peu m'importe; ils sont sans pureté de forme ^ sans précision de silhouette^ sans grandeur; voilà tout ce qui me frappe. Allez voir notre diviil Raphaël!
Le Vieillard, — Monsieur est de l'école de Ingres^ sans doute.
U Ultra-Romain. — Mais^ je m'en flatte.
Le Vieillard. — Oh ! alors il n'y a pas d'espoir de vous faire revenir.
U Ultra- Romain. — Non, pas à propos de cette grande galette, toujours.
Le Vieillard. -^ Un des plus beaux morceaux de l'école de David !
U Ultra-Romain. — Tant pis pour elle.
Le f^ieillard. — L'ouvrage d'un homme consciencieux qui le fait depuis dix ans peut-être.
V Ultra-Romain, — Monsieur Ligres en fait un aussi depuis près de dix ans , et vous verrez ce que ce sera !
V Homme aux lunettes. — Vous l'avez vu?
U UltrorRomain. — Nonpa^, nous ne voyons point ce que fait notre maître. .
nu loitvbe: 201
U Homme aux lunettes. — Et vous adorez sur parole avant d'avoir vu ?
UVltra-'Romain. - — C'est que nous sommes sûrs que ce sera admirable.
U Homme aux lunettes. — Je croîs comme vous que ce sera une belle chose j bien supérieure au tableau de M. Broc ; mais je ne partage point votre mépris pour ces trois anges. Je ne les aime pas beaucoup ; d'abord le ton de l'ensemble ne me satisfait pas.
U Ultra -< Romain. — Le ton! ah! ça m'est bien égal. Le ton, la couleur, je n'y tiens pas du \joxA. La peinture est toute dans la forme.
La Marquise. — A la bonne heuçp; mais cependant je vous dédare que je ne me ferai pas peindre par M. Ingres , tant qu'il fera des portraits jaunes et roux comme celui de sa Romaine de ^ 807.
V Ultra -^ Romain. -* Eh bien! madame, fiatites- vous 'peindre par mademoiselle Gode-^ froy ; eUe met du rouge , du blanc, de toutes, les couleurs ; c'est brillant , c'est tout luisant , et cela ressemble beaucoup à du moiré métql-t Kque : mais cela doit plaire aux bourgeois , autant que leur plaisait M. Gérard, dont ma-.
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demoiselle Godefrôy est la copiste assarmentée.
La Marquise. -^ Le baron Gérard a fiiit mon portrait^ qui a eu un succès jprodigieui il y a quelques années ; et s'il n'avait pu me feire cet honi^eur ^ j'aiu*ais choisi mademoiselle Godefroy.
UVltra-^Romain. — Jugée^
Le petit F^ieiliard. — Vous êtes tranchant^ monsieur: jeune comme nous voua voyons > vous devriez avoir un peu de respect, vOu au moins d'indulgence pour des artistes. . .
JJ Ultra-Romain. — Qui ont fait leur tainps ! Eh bien! s'ils ont fait leur temps, que nous veulent-^ encore ?
Le petit Vieillard. — Mais, monsieur, savez -vous bien que Broc, dont vous traitez si cavalièrement une œuvre remarquable, a eu beaucoup de renommée ?
27 Uhrar-Kcmain. — J'irai chanter sous sa fenêtre : a Vous étiez Ce que vous n'ètcSs plus ; vous n'étiez pas ce que vous êtes, m
U Homme ava: /M>te«e5.-— Vous n'êtes guère dbiaritable ; mais il &udra, si vous allez donner ce charivari de mauvais goût à M. Broc^ qu'il se souvienne que l'école de David fut aussi abr*
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solxBfi que la vôtre ^ qu'elle fit dlmpitoyables charges dux artistes qui lui déplaisaient^ qu'elle criait au Yanloo^ à tout ce qui ne faisait pas des Apollon du Belveder ^ des Diane ou des Her^ cule. Les ezagét^ations se succèdent comme les modes. Si^ du temps de Boucher, M. Ingres avait produit ces tètes d'un si beau dessin y mais si complètement privées de relief , qu'il monr tra sous l'empire, on l'aurait chansonné. La Pompadour aurait voulu voir conome une curiosité le peintre chinois qui &isait de sem-^ blables choses ; et Af. de Sartines, dans l'intérêt de la &mille de l'artiste , 1 aurait enfermé aux petitefr^-maisons. Pendant le règne de Napoléon et de David, on n'alla pas jusque*là; on se conrtenta de plaindre M. Ingres et de se moquer de lui. Puis la réaction est venue : d'abord timide^ parlant bas y jetant avec précaution en avant le nom d'Ingres ; maintenant hardie , altière , imposant son héros et sa pensée, cruelle à tout et à tous, oublieuse de l'oppression sous laquelle a vécu M. Ingres, proscrivant, parce que M. Ingres fut long-temps proscrit. Cela est mal, cela est ridicule. Songez qu'un dieu peut détrôner votre dieu, qu'un culte peut faire oublier votre
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culte; et soyez tolérant. Les ailges de M. Broc sont le dernier soupir de Técole de David , comme école de nu et de la forme; ils attestent une grande conscience d'étude y sinon une haute puissance de style. Ils furent commencés probablement quand Tévangile selon Saint-Ef£et rallia l'école de Gréricault. C'était peut-être une protestation du dessin contre la manie irréfléchie de la couleur^ quiVemparait de beaucoup de tètes. M. Broc avait pris le crayon , poussé sans doute par cette colère que l'écriture ne défend point quand elle a un motif saint : il'&isait de son côté ce queM. Ingres £siisait du sien. Que la communauté d'intentions vous touche donc. M. Broc ne dessine pas comme M. Ingres ; mais tout le monde n'écrit pas coname Pascal.
La Marquise. — Les observations de monsieur me paraissent assez sages.
La Duchesse (bas au Comte). — Pour un homme de. rien ^ car nous ne le connaissons pas^ il ne parle pas mal.
Le Vieillard, — Ce que dit monsieur est d'autant plus juste relativement à notre ami
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Broc , que c'est un fort honnête homme^ qu'il serait cruel d'affliger.
L' Somme aux lunettes. — Cette considération ne me décide jamais. M. Broc est un hôn^ néte homme , tant mieux ^ il n'y a jamais trop . de braves gens dans le monde. Dans l'artiste^ je ne vois que l'artiste, et non le citoyen. On m'a souvent dit, quand on a cru que je devrais émettre nion opinion sur des ouvrages d'art : «Je vous recommande beaucoup cet artiste, c'est un ancien militaire ; ou bien c'est un patriote excellent qui s^est bien battu, en juillet ; ou bien c'est un homme qui a rendu mille services aux Bourbons ingrats envers lui. » £t que voulez-vous que je réponde à cela? « Je suis fléché que les Bourbons aient été ingrats, et jeplains leur ancien serviteur ;. mais il £ait de la mauvaise peinture. Je voudrais apprendre que le pouvoir juste et généreux a récompensé l'homme de juillet et l'a mis à même de ne pas s'exposer à la critique. Ppurquoi la pension ne peutelle pas suffire à ce militaire qui fut si brave, et qui est si médiocre artiste ? » Qu'on ne me parle pas des qualités personnelles d'un sculpteur ou d'un peintre. Au salon, j'estime cent
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fois plus un SalvBtor Rosa^ vivant dans l'intiinvté des brigands , que M. Broc ^ bon bourgeois^ rentrant de bonne heure , lisant un journal modère y montant sa garde^ et payant exactement • ses contributions. Et à propos de monter sa garde, savex-voua ce qui m'est arrivé hier? J'ai reçu d'un artiste une lettre où l'on réclame mon attention pour des morceaux de pemtore qu'on croit m'avoir échappé. Par quoi pensea&^viMig que le peintre appuie sa demande? Par ses tra*^ vaux d'abord , et c'est tout «impie ; mais après avoir donné ses états de services comme artiste, il m'envoie ses états de services comme garde national. Vous allez voir si je £ds une charge. Je cache la signature , parce que je n'ai pa^ l'intentioti de vous &ire rire aux dépens d'un homme de mérite , mais pour vous montrer seulement qu'on s'adresse à toutes les passions du juge, et qu'encore aujourd'hui on en est à dire:
Monsieur, Je suis bâtard de votre apothicaire.
Ce qjii prouve au surplus deux choses : que les artistes ne sont pas heureux, puisqu'ils courent
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après l'annoiice marchande^ et qu'ik (Mit assex mauvaise opinion de la critique^ puisqu'ils la veulent prendre par ses a^ctions ou ses haines politiques^ par ses entrailles d'homme si elle en a. Je ne suis point £&ché de la lettre; je suis trop franc pour ne pas convenir que cette défiance de la critique est malheureusement trop fondée dans un temps de révolution^ quand les partis se menacent^ quand les coteries montent l'une sur l'autre pour arriver à la célébrité^ quand les factions des arts en sont arrivées à la haine. Je dois dire pourtant que cette espèce de pétition m'a hàt saigner le coeur ; j'ai la conscience qu'elle ne devait pas être adressée à moi^ dont la passion a toujours été d'être juste , et qui pour juger une œuvre n'a jamais voulu m'informer de Fauteur. La no^ mencbture des titres de l'artiste dont je vous parle commence par ces mots :
,« IJn tel^ né en .... à département .....
marié en .... père de deux enfans. »
La Manfuisû. — Ohl cela feit mal!
U Homme aux luneUes. — Mesdames^ si vous avez des portraits à £eiire^ je vous recommande ce père de famille qui a du talent. Je
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ne vous dirai son nom que lorsque vous serez décidées, et que vous m'aurez juré de ne lui point parler de cet incident.... Après cette entrée en matière, Tartiste énumèré ses ouvrages y ses succès, les récompenses qu'il a obtenues , et dans tout cda pas un mot de vanité y dés faits tout simples, des dates, des noms propres , pas davantage. Maintenant voilà le
citoyen qui parle : .
^ légion. ■^— Le 50 mars i SiAy avoir été de service à la barrière de Pantin toute la journée de la bataille de Paris.
— Le 29 juillet i 830, avoir monté la garde au couvent de la rue du Temple.
— L^ 6 juin ^852, à sept heures du matin, avoir été à la légion; puis avec quinze de mes camarades , notre capitaine en tête, et quinze hommes du i â^ léger , nou$ nous sommes emparés- de deux barricades rapprochées de la légion, rue Saint-Martin; et, depuis midi jusqu'à trois heures, avoir tiré sur la barricade Saint-Méry, et effectué notre retraite &ute de munitions.
— Depuis 181>l jusqu'en juin 1832, les
DU LouvBs. ao9
émeutes m'ont toujours trouvé en fece d'elles dans les rangs de la garde nationale. »
Le Comte. — Ces dames peuvent fedre travailler pour elles des peintres royalistes qui souffirent pour la bonne cause ; et je ne vois pas que , pour avoir contribué à réprimer les émeutes^ ce monsieur soit fort intéressant.
U Homme aux limettes^ — Es1>-ce que monsieur le comte écrit dans les journaux légitimistes?
Le Comte. — Non, pardieu ! je n'écris rien du tout. Mais il £aut aider ses amis politiques ; il £aut être partial pour les gens de son parti. Je ne connais pas de plus grand sculpteur que mademoiselle de Fauveau depuis qu'elle est persécutée.
V Homme aux lunettes. — Je la trouvais une personne d'infiniment de talent avant qu'on l'eût trouvée dans un four avec madame Larochejacquelein. Je crois qu'elle a toujours le même mérite ; mais j'estime qu'elle aurait fait des progrès et produit encore de délicieuses choses, si, au lieu de courir les aventures du parti (dévouement , au reste , que je
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respecte , parce que toutes les convictions sont respectables) , elle fut restée dans sott atelier , demandant à son baquet de terre glaise le moyen matériel de reiidre ses pensées originales. Elle eut mieux hit de composer en bas^ relief quelques scènes de la vie de madame la duchesse de Berri que faire du drame héroïque en action : son Monadelschi vaut mieux qiie la scène du four.
La Marquise. -«- Monsieur le comte ^ vous avez la fureur de parler politique partout où vous «liiez; vpiËi ce qui en arrive. Revenons^ je vous en prie^^ au tableau de M. Guichard^ dont nous voilà bien loin»
L'Homme aux lunettes. — Ces! vrai, madame. La conversation est vagabonde; elle passe sans règle et presque sans raison d^un sujet à un autre. Un mot de iQonsieur nous a Mt penser à M. Broc ^ dont peutr^tre san^ cela vous n'aurira pas r<anarqué le^ trois anges; un autre mot m'a mené à mon garde national^ et celui^i à mademoiseUe de Fftuveau : retour** non» à Psyché 5 comme disait Lafontairie.
En revenant aux Répes d'amour y le groupe visiteur retrouve le négociant qui n'a pas quitté
DU Louvss. ail
la place ^ et^ la tête en Fair^ étudie le tableau de M, Joseph Grukhard. Il parle tout seul y quand le comte y les deux artistes y l'homme aux lunettes^ la duchesse et la marquise anKyent.
Le Négociant. — Quel dommage qu'il ait suivi cette route ! avec ces dispositions^là y il eut pu faire quelque chose.
U Ultra-* Romain. — Certainement, mon* sieur. Guichard était^ à l'ateher de M. Ingres^ un de ceux sur qui nous comptions le plus y et te voilà coule*
Le Négociant. — S'attacher à un genre qui ne peut rien lui rapporter !
UVltronRomain. — Pas de gloire^ toujours.
Le Négociant. — S'il devait au moins en Ken vivre!
U Ultra -Romain. — Monsieur s'est feiit protestant !
Le Négociant. — Protestant ! en vérité ! U a abjuré le catholicisme?
EUhra- Romain. -^ Non pas, mais le purrisme ^ il a passe aux romantiques ; il est venu au secours d'tine mauvaise littérature; il a cherché la couleur et l'effet 5 il a subordonné à ces accessoires y dont nous ne faisons pats de
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cas dans notre système , le dessin qui est le principal de Fart, que dis-:je! l'art tout entier. C'est un apostat , un renégat 5 nous estimons plus M. de Triquetti, qui n'a pas la moindre idée de la forme, que Guichard qui nous a quittés.
V Homme aux lunettes . — Et seulement parce qu'il vous a quittés. C'est comme dans la guerre civile , les extrêmes s'estiment et haïssent les modérés.
Z' Ultra-Romain . — Il s'est perdu, monsieur! nous le disons partout, non pas nous, mais les influens de l'atelier ; et l'on finira par nous croire.
Le Négociant. — Quel malheur pour ses parens ! on l'avait envoyé à Paris pour qu'il se perfectionnât dans le dessin du papier peint, et voilà à quel dévergondage il s'est laissé entraîner! La société de Paris l'a égaré. S'il avait été sage...
U Homme aux lunettes, — Il aurait manqué sa vocation. Il est artiste, M. Guichard, on lé voit j il a un goût élevé , il aime la peinture, il a du talent. Tout n'est pas encore dit sur son avenir. J'espère et je crois à ses succès futurs , parce que dans ce qui est exposé
ici, d'un ouvrage à l'autre il y a progrès. Il avait eu le courage de vivre de misère pendant plusieurs années, pour continuer les études fortes qui l'ont conduit à foire ce que nous voyons ; il a eii le courage plus ,grand de raisonner son admiration y de voir à fond lé système qui devait le faire copiste de M. Ingres, et de s'émanciper quand il a senti pousser ses ailes. Qiioi qu'en dise monsieur son ancien ami et camarade d'atelier, il marche, il alvancera. Je suis fêché de trouver dans un coem» jeune, qui devrait être ouvert à toutes les bonnes passions, ce sentiment fâcheux de dénigrement, dé haine, de secte qui a au moins l'inconvénient de ressembler à de l'envie mal dissimulée.
Z' Ultra-Romain . — De l'envie ! Il n'y a pas de quoi. Ceci ne porte pas la livrée de M. Ingres!
La Marquise. — Monsieur a exposé?
UUltr ci-Romain. — Non , madame ; mais qu'est-ce que cela fait ? Je prépare un portrait depuis deux ans; j'espère l'avoir fini pour le salon prochain , et on verra si je dois être jaloux de Guichard.
La Duchesse, — Jusqu'alors il serait prudent-
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d'être humain envers ceux qui Reposent ; car Si, par malheur y voua n'étiez pas. aussi supérieur à l'auteur de ce tableau dont j'avais entendu dire beaucoup de bien déjà et que je trouve fort bien pour mon compte , vous auriez ajttiré sur vous de rudes censures.
L'Ultm-Romain,--ie ne crains rien, en restant fidèle aux grands principes^ Si on ne trouve pa« bien ce portrait, je m'en consolerai, parce qu'on ne m'aura pas compris. Mous ne peignons pas pour les épiciers.
Le Comte. — C'est commeles poètes, qui n'écrivent pas pour tout le monde; ils risquent fort da n'être admirés de personne.
Le jf^îeiHard.'-^Jl ne faut pas «e prostiJtaer au mauvais goût de h foule; mais il£aiutse faire comprendra. JLe isalnt de la gloire de David' est là ; et puis voyez Voltaire !
L^Ulira^JRortuiùi. -r^Ikmd et Voltaire, les bdles autorités ! Us sont joliment dépassés ces pauvres vieux!
L'Ifomme aux luneties. —Ce sixperbe dédain pour des hommes de la valeur de ceux que vous traitez ainsi, et pour M. Guichard qui me paraît valoir aussi quelque chose, me rappdle le
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chapon de je ne sais plusquelle Saibie orientale^ qui trouvait laids et difformes tous les poussins d'imceq^ roi de la basse-cour où ils vivaient Fim et Tautre. Un jour le coq impatienté lui dit: << J'ai du malheur^ en effets tous mes enfans m sont pas beaux; vol^e critique est juste. Mais voyons donc de vos œu& ! »
L* Ultra-Romain. — Cela ne prouve rien du tout. Nous ferons quand nous voudrons comme Guichard et à plus forte raison comme cette, bonn^ gaftiçhe de David ; mais nous n'avons pas de ti^mps à perdre.
La Marquise, — C'est comme TÂrsinoé de Molière^ qui reproche à Célim,ène d'avoir des jamans^ et aJBfirme qu'elle n'en aurait pas moins si elle voulait se donner la peine d'en avoir. a àyçz-^en donc^ madame^ ^ lui répond Célimène^ feites donc du Guichard^ monsieur !
L^ Uïira^Romaîn.'^ïyiaîhlel M. Guichard est chaudemiBnt défendu ; je qe savais pas que j'avais donné dans un groupe de ses partisans.
Le Comte. — Ses partisans! Nous ne le con- .aal^sion3pas avaMott de venir ici; n^fàs nous avons vu son tableau^ et nous vous avons entendu.