‹ Salon de 1833Chapitre 11 sur 16 · X-'Ultra-Romain pirouette sur celui des ta · texte numérisé non relu

X-'Ultra-Romain pirouette sur celui des ta

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Ions qui reste à ses bottes, et il s'éloigne en sifjSant.

Le Vieillard. — Voilà un jeune homme bien entier, bien entêté y bien mal élevé. De notre temps nous aimions à dénigrer 5 mais nous n'avions pas cet aplomb, cette confiance en nousmêmes j d'ailleurs, nous produisions beaucoup, et on pouvait se venger sur nous.

Le Négociant, — Tout ce qu'il résulte de ceci pour moi , c'est que ce jeune Guichard a gaspillé sa jeunesse. Je m'intéresse à lui parce qu'il est; de notre ville^ et que je connais un peu sa famille; cet enfant serait aujourd'hui, s'il avait voulu travailler dans son état, dessinateur dans une fabrique de papiers peints ou peut-être associé.

Le Vieillard. — Parbleu ! monsieur , si vos fabriques de papiers peints manquent de dessinateurs , tenez, voilà bien là-haut votre affaire. Cet échantillon est assez grand, je pense, pour que vous jugiez en connaissance de cause le talent de l'artiste.

Le Négociant. — En effet, cela est trè&-beau. Et de qui est cette peinture qui représente une procession?

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V Homme aux lunettes. — De M. Clément Boulanger^ élève séparé de l'école de M. Ingres^ mais qui n'a pas pris une voi^ heureuse.

Le Négociant. — Pas si malheureuse ! Il trouvera avec cela tant qu'il voudra à Lyon, à Mulhausen ou au £»ubourg St .-Antoine, huit cent francs par an, la table, le logement, éclairé et chauffé. Si je feisais dans la. partie du papier peint , je le prendrais tout de suite , et je ferais exécuter cette belle procession du pape.

Le groupe de visiteurs passa dans la grande galerie / oii les autres ouvrages de M. Guichard devinrent la matière de leurs observations. Ils trouvèrent beau , ferme de ton , de relief et de dessin , mais un peu maniéré de pose , le portrait que le peintre a &it de lui-même. En louant la main droite qui se détache en clair sur le pantalon, le vieillard dayidien fit remarquer qu'elle était un peu sèche, et qu'il faudrait de grands efforts pour la faire fermer.

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Ce portrait parut àuv: cinq prometieiir8 un des plus Trais et des meilleurs du salou. Tobie et VAnge^ malgré 4e8 qtialitës du style qui y lirille^ ne plut ni à la ducliesse^ ni à son amie^ ni au comte. Le vieillard l'examina avec soin, et s'étonna que l'auteur coloriste des Ré^es d'mnour eut &it ce tableau qui a l'har*monie d'un camaïeu jaunâtre. L'homme aux hmettes expliqua alors cette espèce d'ano7 malte. « Vous avez écouté tout à l'heure, dit<il , le janséniste ingro-raphaélién qui nous parlait, et vous avez vu dans quelle disposition l'école est pour le protestant Guichard. C'était pour amortir les coups qui devaient lui être portés > que M. Guichard s'est îaît ce bouclier. Mua il est arrivé ec qui arrive toujours : les Ingristes n'ont pas regardé Tobie ^ parce qu'ils n'avaient pas de mal à en dire ; le public n'y a pas fidt attention, parce que c'est le produit d'un système qui ne lui plaît pas. Ainsi ^ ]VL Guichard «'^.st donné le tort d'avoir isài une concession ^ comme un homme qui n'ose pas prodamer son opinion tout entière ; et c^ acte , qui voulait être pour Féoeie de M. Ingres la démons*tration que M. Guichard n'abandonne pas la

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rouie èa msatte par impuissance de la suivre , personne n'en a su ^é à Fauteur* » La Mau^ vaîse pensée trouve des approbateurs unanimes. L'expression de la tète de l'honune inspilé par ie démon, le beau dessin des mains^ l'effet général^ la couloir qui a quelque chose de ceUe de la peinUire espagnole , furent loués sans oppmition. Au portrait d'un vieiUerd ^. Ridley), par M. ^^uichard^ on né rqprk que la sécheresse de qadLques parties oit le dessm a pris trop d'empre aux dépens de la souplesse des chairs. Le portrait de madame Valérie Min fiit trouvé, par la marquise et la duchesse, pai agréable, pas assez joli, taché de nmr en qiiekpies endroits.

— Si j'étais encore jeune et jolie, dît la mapqateQ, je ne voudrais pas être peinte par œt artiste* Il a choisi pour son tableau une femme oonumme et laide : il en trouvé ici une diarmante, fine, élégante, «t ii la £aît sans bonne grâce.

^*- Vous avez raison , madame la marquise , népondit l'homme aux hmettes^ il y a encore là du système; mais M. Gukhard sentira lanéoes^ rite de voir autrement les femmes. Au reste,

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