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que lourdeur dans les personnages accessoires ; mais' la marche du taUeau n'en est pas sensiblement affectée. Le ton local est grave^ convenable au sujet, je pourrais dire dramatique. Ann0 de Bolœjn est une œuvre de talent, sœur de bous ouvrages qui Tout précédée et qui oiit honorablement placé le nom de M. Decaisne d^ns l'estime de$ amateurs.
^^ Dans la peinture offîcièHe, il me semble avoir remarqué un portrait de la princesse Oémentine et un du duc d'Orléans , en co^ tume du premier régiment de hussards : ne «oairils pas de M. Decaisne?
-^ Oui, et tous deux sont bien; d'autant plus ipi'ils sont £aits à peu près de souvenir. Les princes posent peu deviuoit les prîn très , et il &ùt pour ainsi dire les prencke au vol} aussi nç chicanerez-vous pas M. Van*- Y^indick, si la tète de son duc de Nemours manque de la finesse presque épigrammatique qui est le caractère de cdle du jeune prince ; SI la jambe droite est caésée au genou, la rotule rentrant en arrière comme celle de Poliditnelle: l'artiste n'a pas étudié suffîsâmment -sc»i modèle.
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•^— Les chevaux dfis princes ne posmit pas apparemment plus que leurs maîtres ) car je ne croirai jamais que celui sur lequel M. A. Daàymsi a monté M. le duc d'Orléans soit copié sur la nature. H est en l'air ^ dansant «ur ses quatre jambes un pas que je n'ai jamais tu dan- ^X, m.ême aux chevaux de Fraiiconi,
— Cette po$ç n'est peut-être pas impossible^ et je ne crois pàa qu'uix peintre se £àt amusé à l'inventer; mais il a eu le mauvais goût de la saisie ^ et c'est ce qu'on ne peut lui pardonner. jD'abord> en peinture^ comme dans tous les art$^ il laut être possible^ intelligible; ensuitsQ^ la peinture n'ayiint pour elle qu'un moment^ U ne faut pas qu'elle choisisse de ces mouvemens' exœptifinnels ^ transitoires^ doixt on at-. tend la fin avec impatience pour examiner à ^n aise l'être Teprësenté. Je ne me rends pas compte tout de suite de cet étrange saut du chevsd de M. Dedreux, et j'ai peur qu'il ne tombe; je ne puis m'occuper que de cela;; comme d'un danseur- qui fait des tours de force, je ne puis regarder que les pieds. L'exécution de ce grand portrait équestre est trèsfaible : le duc d'Orléans n'est pas ressemblant ;;
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la couleur est terne et VeSet nul. Tout ceci ne prouvé rien , au surplus ) dontre l'avenir du jeune artiste.
— r Savez - vous qyel est ce vieillard dont la chevelure rare et blanche monte au ciel comme celle de M. Âuguis^ le député si célèbre par le nombre prodigieux d'anpiendemens qu'il a eus de tués sous lui depuis trois ans?
— Quoi ! vous ne reconnaissez pas M. Robert ? Robert^ l'illustre restaurateur de la rue Grange^Batelière , juie des gloires émérites de la cuisine , qiji, pour n'avoir pas inventé la sauce dont il porte le nom ^ n'eniEÛt pas moins un des hommes forts de la science culinaire!
— - Ma foi ^ il a un drôle d'aif^^ dans cette bergère jaune y aux Urrges oreilles^ au dossier haut^ au ton clair!
- Çui, cet arrangement n'est pas heureux j mais la tète est assez bien modelée. Pour juger de la fecture de M. Lecurieux , regardez le portrait de cette grosse dame^ au visage épanoui et coloré. Vous voyez qu'il y a assez de largeur. , '• .
— Mais un peu de mollesse , surtout dans le dessin.
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—* Le meilleur des portraits de M. Leca-rieux y est celui qu'il a £ait de sa feixmie ; il y a du naturel dans la pose^ et de la simplicité dans l'ajustement. Madame Lecurieux se pro*mène^ un chapeau sur la tête ^ dans le paysage de son mari^ comme madame^ de Mirbel se provenait y en \ 854 y dans la campagne de M. Qiampmàrtin. L'imitation est heureuse^ et je ne m'en plains pas.
— '- Yoilà qui me parlât bien.
— Bien^ en e£fet; simple ^ sans prétention^ modelé avec soin, exécuté très-convenablement « M. Cadeau a tiré un bon parti de l'uniforme ingrat de la garde nationale en restant naturel et vrai. Ce capitaine des chasseurs de la neuvième légion me paraît bien mieux que deux ou trois de 9es camarades qui sont accrochés là-' haut.
— Ce portrait doit être de mademoiselle SaintrOmer; il me semble un peu parent de celui du colonel Poque, qui, l'an dernier, nous a &it passer de si bons momens au Louvre , et de celui de cette actrice qui traînait sur un tapis ses charmes à demi nus.
— Vous avez deviné , c'est le même système :