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I.K SAI.ON DE 1S

M. Adolphe Marais, et nous féliciterons M. Amable Lenoir du sentiment qu'il a mis dans A vingt ans. C'est le soir, dans une chamhrettc discrètement éclairée par une lampe. Deux jouvenceaux s'embrassent dansun abandon plein de charme et échangent leurs serments. L'œuvre est délicate, le dessin élégant et la tonalité générale d'une tendresse en parfaite harmonie avec le sujet.

Entre deux paysages de M. Jacomin, M. Jacquet reparaît avec une série de seigneurs et de jolies femmes en costumes Louis XV. On se souhaite la bienvenue, on trinque; mais on ne se dit pas grand'chose d'inédit et on ne retient de cette réininiscence qu'un luxe d'étotf'es habilement traitées.

A côté d'un portrait de M'" Morisot, M. Mac-Lwen a écrit une grande page dans laquelle il met en scène des Sorcières gardées à vue dans une prison étroite, recevant le jour d'en haut. Originaire de Chicago et élève de M. Cormon, M. Mac-Ewen a oublié de nous dire bien nettement ce que viennent faire dans le fond de son tableau des personnages sans attributs parlants. Mais nous ne chicanerons point M. Mac-Ewen sur ce détail. L'œuvre est bien composée, bien éclairée, peinte avec aisance, toutes conditions qui l'ont fait apprécier.

M. Gaston Lecreux est un délicat. Il aime les fleurs avec passion, et c'est aux fleurs que, chaque année, il sacrifie. Il en cherche les colorations délicates; sous une apparence de laisser-aller, il connaît l'art de les grouper. Il n'a pas été inférieur à lui-même à ce Salon. Ses marguerites et ses iris ont la fraîcheur du printemps. Ses fonds architectures font tort cependant à son ensemble. L'esprit, qui aime à butiner, à se reposer sur ses fleurs, regrette d'être sollicité par des accessoires sans milité, qui distraient l'attention au lieu de la concentrer sur le sujet principal.

M. Hippolyte Fournier a cherché, dans la Lecture à l'aïeul, comme dans son Avant le souper, des effets d'éclairages contrariés.

Pour le musée de Budapest, le Hongrois M. Halmi, élève de MM. Lofftz et Munkacsy, a peint une petite scène qu'il intitule Après l'examen. Les fillettes qui viennent de le subir racontent, dans un

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