‹ Salons, 1844, 1845, 1846, 1847, 1848;Chapitre 5 sur 36 · NOUVELLES TENDANCES DE L'ART. XVII · texte numérisé non relu

NOUVELLES TENDANCES DE L'ART. XVII

sent, des cavaliers arabes, des lions et des panthères-, un autre, en Suisse, une descente de troupeaux, le long d'un ravin; un autre... Quels aventuriers!

Peintres et littérateurs cependant, presque tous, conservèrent, sous le règne de la dernière école, outre leur humeur française, — ce qui n'était pas un vice, bien au contraire, — leur point de vue national et .par conséquent borné, leurs préjugés français, c'est-à-dire exclusifs, leurs idées particulières.

Mais, à présent que des communications faciles ont mis tous les peuples en contact, il y a déjà une génération de jeunes hommes qui savent les langues, qui ont étudié, loin de leur patrie, le vieux monde asiatique ou le nouveau monde américain. Comment rester enfermé maintenant dans de petits systèmes philosophiques, religieux, politiques, littéraires, artistiques, dans de petites cellules, dans de petits symboles, dans de petites mythologies, quand toutes les religions et toutes les institutions, toutes les pensées et toutes les formes, se pénétrant après s'être confrontées, se modifiant par une influence réciproque, altèrent ce qu'elles ont de trop indigène et ravivent ce qu'elles ont de cosmopolite et de général ; quand les cultes, les plus hostiles jadis, fraternisent ensemble ; quand les révolutions politiques ont dispersé dans toutes les contrées, et rapproché les uns des autres, des missionnaires de tous les sentiments et de tous les langages ; quand Témigration de peuplades entières, se précipitant devant elles à l'aventure, est devenue un phénomène chronique ; quand la Chine est ouverte aux Européens et que les Chinois euxmêmes sortent de chez eux et envahissent l'xXmériquc

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