LE NATURALISME
La nature et l’homme, la campagne et la cité; —Ja campagne avec la profondeur de ses ciels, la verdure de ses arbres, la transparence de ses eaux, la brume de ses horizons changeants, tous les charmes attirants de la vie végélative éclairée au gré des saisons et des jours; — la cité avec l’homme, la femme, la famille, les formes conditionnées par les fonctions et les caractères, la diversité du spectacle social librement étalé au soleil de la place publique ou discrètement enfermé dans l’enceinte de la maison, toutes les surprises renaissantes de la vie individuelle ou collective éclairée au jour des passions et des mœurs : tel est dans son immensité le domaine déroulé au regard du peintre, le point précis de l’universalité d’où il lui est enjoint de tirer la substance etles matériaux . de son art.
Qu'est-il besoin de remonter dans l’histoire, de se réfugier dans la légende, de compulser les registres de limagination ? La beauté est sous les yeux, non dans la cervelle ; dans le présent, non dans le passé; dans la vérité, non dans le rêve ; dans la vie, non dans la mort. L'univers que nous avons là, devant nous, est celui-là
1). Ce Salon est resté inachevé. Il n’en a paru que trois courts
Yragments publiés sous la rubrique « le Monde artistique », dans la Liberté des 25, 28 mai et 7 juin.
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